Message du 13 mars 2000

Mon fils,

Tu as beaucoup réfléchi seul ces derniers mois, mais je ne t’ai pas abandonné. J’étais là, avec toi, témoin de la moindre de tes pensées et de tes paroles, du moindre de tes regards et de tes actes. Reste à mon écoute, mon fils, et ne te décourage pas. Je te l’ai dit bien des fois.

Je voudrais que mes enfants abordent ce Carême avec l’amour dans le cœur, la compassion pour le plus pauvre et le plus corrompu. Aide tes frères à comprendre le vrai sens de l’Église, de mon Église, qui m’est si chère, et sur laquelle nombre d’hommes pervers vont continuer de cracher, comme ils m’ont craché au visage lorsque je montais au Calvaire.

C’est, mon enfant, la représentation du corps telle que vous l’a rapportée Paul qu’il faut toujours mettre en avant. Alors, je te le dis de nouveau : tant que les hommes n’auront pas compris qu’ils sont les membres d’un même corps, qui est l’Église, et dont je suis la Tête, ils n’auront pas saisi mon message. Voici ce que je dis à tous mes enfants :

Mes petits, lorsque vous êtes malades, lorsque vous avez de la fièvre, vous courrez bien vite chez le médecin afin qu’il trouve l’origine de votre mal et qu’il vous guérisse et vous rassure. Vous savez bien que même si un simple orteil est en cause, il peut gangrener tout le reste de votre corps, ou bien une simple piqûre d’aiguille infectée peut lui communiquer une maladie des plus graves. Et voilà tout ce corps qui souffre, qui faiblit, et qui, s’il n’est traité efficacement, s’achemine rapidement vers la mort. Vous voyez donc bien que lorsque la moindre partie de votre corps est atteinte, fût-ce par une simple aiguille, l’ensemble de votre corps souffre et crie pour obtenir sa guérison.

Mes enfants, évitez le mal, même celui qui vous paraît le plus anodin – comme vous pourriez le croire de la simple piqûre. Car le mal vous blesse dans votre corps, dans votre psychisme, jusqu’au plus profond de vous-même. Et il instille en vous un poison qui peu à peu finit par tuer la vie spirituelle.

D’autre part, vous savez bien que lorsqu’un membre ou un organe souffre, c’est le corps tout entier qui souffre. Alors, mes enfants, veillez à ne pas faire souffrir tout le corps, tout le corps de l’Église. Car l’Église souffre surtout par ses propres membres : membres infidèles ou désobéissants, membres égoïstes, membres impurs. Lorsque votre corps est malade et devient source de désagrément pour vos frères, ne leur présentez-vous pas des excuses pour cela ? Comprenez alors la démarche de pardon accomplie, en ce temps, par la Tête de l’Église terrestre, mon Vicaire bien-aimé, le pape.

Cette démarche de pardon, je vous invite aussi à l’accomplir vous-mêmes auprès d’un prêtre – je veux dire par le sacrement de Confession – aussi souvent que vous aurez chu sur le chemin de votre pèlerinage terrestre et que vous vous serez coupés de la communion avec l’Église sainte. Ainsi, votre santé spirituelle retrouvée et forts d’une profonde harmonie avec tout le reste de l’Église, vous avancerez avec plus de vélocité vers votre gloire.

Mes petits, n’avez-vous pas compris que vos frères malades devraient être pour vous comme cet orteil qui vous fait souffrir, c’est-à-dire comme une partie de vous-mêmes ? Ne restez pas indifférents à la misère humaine. Ne jugez pas vos frères impitoyablement lorsqu’ils ne sont pas ou ne vivent pas comme vous. Au contraire, témoignez-leur de la compassion avec le même empressement que celui dont vous faites preuve envers votre orteil malade, et vous réjouirez mon cœur.

Que chacun d’entre vous mette donc tout en œuvre pour éviter le mal et considère toujours son prochain comme une partie de son propre corps. C’est cette solidarité que je demande à tous ceux qui, se nourrissant de mon Corps et de mon Sang, sont membres de mon Corps Mystique : l’Église.

Pour cela, vous devez aussi vous reprendre les uns les autres dans la plus grande charité, afin de vous aider mutuellement à progresser vers la perfection, chacun acceptant sans révolte les remarques des autres, fussent-elles injustifiées. Ce premier temps d’abnégation est, en effet, nécessaire à une démarche spirituelle humble et sincère.

Poursuis ton chemin, mon fils, sans détourner le regard de ton Seigneur, car c’est lui qui te donne ta force.

Je te bénis.

Jésus