Message du 14 juillet 2019

Mes enfants,

Ne vous laissez pas embrigader par des individus qui se réclament de la foi catholique mais qui – fussent-ils prêtres – ne cherchent qu’à briller orgueilleusement aux yeux du monde. Certains exercent avec ostentation de prétendus charismes ou font montre d’une sainteté de surface tout en professant des idées contraires à mon Évangile et en faisant fi des lois de mon Église. Soyez prudents ! Combien de mes brebis se laissent, en effet, impressionner et même séduire par leurs propos et leurs agissements ! Ressaisissez-vous donc, mes petits, si vous êtes dans une telle situation car ils sont légion les faux prophètes de ce temps, où sévit un dangereux libéralisme.

Avoir foi en moi, mes chers enfants, ce n’est pas tomber sous le charme du premier venu parce que ses idées vous séduisent, ni croire à ce que vous voulez. Ce n’est pas d’avantage succomber aux sollicitations de ces faux prophètes qui souvent se disent chrétiens mais finissent par vous pousser à vous engager sur des chemins regrettables et à prendre des décisions parfois irréversibles qui risquent de vous détourner peu à peu de la vraie foi et de la fidélité à mon Église.

Avoir la foi, mes petits, ce n’est pas perdre votre temps dans une quête insatiable de manifestations extraordinaires sans jamais parvenir à étancher votre soif. Vous le savez déjà : c’est moi qu’il faut chercher. Car je suis la Source d’eau vive, et qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif (cf. Jn 4, 14).

Avoir la foi, ce n’est pas non plus déserter mon Église, quelles que soient les imperfections de ses ministres, pour aller chercher « mieux » ailleurs, car moi seul suis le Bon Pasteur venu pour sauver les brebis perdues (cf. Jn 10, 6). Tant que vous resterez dans ma Bergerie, mes enfants, fidèles aux sacrements, et tendant humblement à la sainteté par la pratique des vertus*, vous serez en sécurité, mais si vous vous en éloignez, vous courrez de grands dangers. C’est pourquoi je vous redis encore et encore : approfondissez votre foi en lisant et relisant mon Évangile.

Je vous aime, mes petits, mais je déplore que vous manquiez autant de prudence face aux pièges du faux esprit. Nombre d’entre vous, en effet, sont trop centrés sur eux-mêmes, et, submergés par leurs émotions et trompés par leurs sens, deviennent trop influençables, trop à la recherche de signes ou de prodiges.

Si vous voulez éviter les pièges, apprenez à me mieux connaître. Et si vous voulez me mieux connaître, croyez en Dieu le Père tout-puissant et laissez-vous toucher par mon Évangile. Alors, vous croirez aussi en moi, le Fils unique, consubstantiel au Père, né de Marie de Nazareth, et venu dans le monde pour appeler tous les hommes à la conversion et au salut. Vous croirez en moi, Jésus, Victime consentante du supplice de la Croix et ressuscité des morts au troisième jour. Et vous croirez en l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils, qui a parlé par les prophètes et continue d’animer mon Église. C’est ce même Esprit qui, touchant le cœur de mes enfants, les porte à aimer le Père et à imiter le Fils pour vivre plus saintement et montrer envers leur prochain une charité toujours plus profonde. C’est le souffle de ce même Esprit qui passe dans ces messages pour vous rappeler inlassablement tout ce que je vous ai dit (cf. Jn 14, 26).

Lisez aussi des vies et écrits de saints, faites des lectures spirituelles éclairées, et, à travers elles, unissez humblement et amoureusement votre cœur au mien pour que la moindre de vos pensées, la moindre de vos paroles et la moindre de vos actions contribuent, à leur modeste dimension, à la construction du Royaume des Cieux sur cette terre. Recevez régulièrement le sacrement de la Réconciliation et nourrissez-vous de mon Corps et de mon Sang livrés pour vous afin qu’ils fortifient votre âme et votre corps sur le chemin de la sainteté. Ainsi, vous goûterez authentiquement et durablement aux bienfaits de l’état de grâce.

Cependant, veillez à ne pas vous montrer trop zélés dans votre foi alors que vous êtes encore sur cette terre, qui est un lieu de probation. La fidélité à mon enseignement est, en effet, incompatible avec l’inobservation de votre devoir d’état et tout manquement à la vertu de charité.

Me faire passer en premier dans votre vie ne signifie pas négliger vos devoirs auprès de votre femme, de votre mari, de vos enfants, de votre patron, de vos amis, ou reprendre la parole donnée pour l’accomplissement d’une tâche alors que vous vous y êtes engagés. Me faire passer en premier dans votre vie signifie justement accomplir votre devoir d’état le mieux possible avec l’assistance de ma grâce.

Maintenant, écoutez ceci : Monsieur se rend régulièrement à « sa » messe quotidienne en semaine tandis que Madame reste fatalement à la maison pour s’occuper des enfants et vaquer aux affaires du ménage. Elle serait pourtant si heureuse de pouvoir communier tous les jours, elle aussi. Mais Monsieur a bonne conscience puisqu’il y prie inlassablement pour Madame et pour leurs enfants, cependant que Madame renonce à son désir par amour pour son mari tout en me suppliant, depuis sa demeure, de l’aider à accomplir son devoir d’état le mieux possible chaque jour de sa vie. Ne vaudrait-il pas mieux que chacun s’arrange pour venir me retrouver dans l’Eucharistie un jour sur deux ?

Méditez tout cela, mes chers petits, et ne soyez pas aveuglés sur vous-mêmes. Affinez de jour en jour votre discernement pour acquérir la force de la vraie foi et la vraie charité. Alors, si d’aventure le Démon vient frapper à votre porte pour vous tenter, vous aveugler ou anesthésier votre conscience, vous saurez le reconnaître, même s’il montre patte blanche.

Je vous bénis,

Jésus

* Elles sont au nombre de sept : les vertus théologales (foi, espérance, charité), et les vertus cardinales (justice, prudence, force et tempérance).

 

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry