Message du 19 avril 1992

MESSAGE DE PÂQUES

Mon fils,

Reste-moi fidèle et continue de progresser dans ta foi, assisté par mon Esprit Saint et par les anges et les saints que tu aimes et ceux que tu ne connais pas encore. Ils se révéleront à toi peu à peu, et tu pourras ainsi les découvrir et les vénérer. Que ta spiritualité t’illumine et te préserve de l’impact dangereux des images et des paroles grossières de ton entourage. Ne m’abandonne pas. Je veux rester dans ton cœur d’une manière permanente afin de l’inspirer et de lui enseigner à aimer mieux encore.

Répands les messages qui t’ont été donnés, et reste à l’écoute des malheureux qui sont placés sur ta route. Aide-les à revenir vers moi et à approfondir leur foi. N’hésite pas à offrir de ton temps pour repêcher tes frères en détresse dans les filets du Fils de l’Homme ressuscité. Parle-leur : mon Esprit te soufflera tout ce qu’ils doivent entendre et il te montrera, lorsqu’il le faudra, les recoins les plus obscurs de leurs âmes. Ainsi tu pourras les aider à voir plus clair en eux-mêmes et à préparer la confession qui les libérera de l’emprise du Mal et leur permettra de me retrouver, moi, leur Ami, leur Frère, leur Maître, leur Dieu, dans une relation d’amour sainte, profonde et vraie – relation qui devra être maintenue par la prière, l’écoute de la Parole, la Confession, la sainte Communion à mon Corps et à mon Sang et la fidélité à mon Église.

Mon fils, tu te demandes ce qu’il convient de penser de certaines personnes qui prétendent recevoir mes grâces et font montre aux yeux du monde d’une ferveur et d’un amour ostentatoires et débonnaires. Je te le commande : ignore-les, et suis le chemin que j’ai tracé pour toi. Nulle âme, fût-elle issue du clergé‚ prétendant posséder des charismes ne doit parvenir à mettre en toi le doute ou à te séduire. Je veux pouvoir inspirer ton cœur en terrain vierge. Je veux aussi que tu restes d’une obéissance exemplaire à ton directeur spirituel, qui est pour toi la voix de mon Église catholique.

Méfie-toi, mon fils, de tous ceux qui prétendent que je suis à leurs côtés et qui le clament au monde. Si vraiment je les inspire, non seulement ils prêcheront l’obéissance à mon saint Vicaire mais ils mettront tout en œuvre pour obéir eux-mêmes aux Commandements que je vous ai laissés. Ils prêcheront un amour saint et fidèle qui fuit le laxisme aussi bien que le compromis ; une fraternité sainte et honnête qui ne mêle point loups et agneaux sans aucun discernement, mais qui veille d’abord à transformer les loups en agneaux avant que de les mettre sous l’égide du même et unique Pasteur. Ils prêcheront une haine farouche du péché et une immense compassion pour le pécheur, dont l’âme étouffe par manque d’amour et de nourriture spirituelle, dont l’âme étouffe par orgueil et par entêtement dans les affres d’une solitude immonde au milieu du matérialisme et de la corruption. Ils prêcheront une méfiance terrible envers le Prince de ce monde, qui règne sur les âmes faibles et immatures, sur les âmes ignorantes, sur les âmes matérialistes, qui ont été mal enseignées, sur les âmes orgueilleuses et rebelles qui ont soif de connaissance humaine mais refusent le précieux nectar de la foi dans le Dieu unique, fait Homme pour libérer les hommes de leurs chaînes.

Aide-moi à ouvrir le cœur des hommes, mon fils, et pénétrons-y ensemble. Ne sois pas troublé par les horreurs que parfois tu y découvriras, mais fais-toi l’humble cantonnier de tous les péchés qui s’y entassent, et guide mes enfants chéris vers mes prêtres afin qu’ils se repentent, vident auprès d’eux leurs brouettées de fange, et accueillent en leur cœur mon pardon et la grâce sanctifiante qui les conduira dans mes traces. Il faut que tous mes enfants sachent combien je les aime et combien je souhaite qu’ils se tournent vers moi, se purifient, et puisent en moi leur nourriture.

Je te remercie, mon fils, pour ta disponibilité. Des grâces particulières te seront accordées, ainsi qu’à ton frère spirituel pour l’aide précieuse qu’il t’apporte dans cet accueil de vos frères les plus pauvres. Vous n’aurez pas besoin d’aller à leur rencontre : je les conduirai jusqu’à vous, et toi, tu les reconnaîtras.

Évitez, mes enfants, les discussions stériles. Évitez aussi les plaisanteries douteuses dépourvues de noblesse et de bon goût. En revanche, réjouissez-vous des belles choses, et que vos paroles restent honnêtes, sinon, vos pensées seront bien vite assombries par des images troubles, que le Malin saura utiliser pour vous éloigner de moi et vous porter à des fautes regrettables.

Mon fils, partage aujourd’hui la joie du Ciel avec tes parents, tes amis, vos familles, et l’ensemble de l’Église, unie à mon Cœur Sacré. Ma sainte Mère, qui vous aime, vous serre sur son Cœur Immaculé‚ comme elle y a serré son Fils après la souffrance de la Croix.

N’oublie pas, mon fils, que je suis le Berger, et que, pour me suivre, il faut, comme moi, porter sa croix : la croix de la condition humaine et du péché, la croix des souffrances et des contrariétés, la croix de l’obéissance ; et il la faut porter le plus saintement possible. Ceux qui refusent leur croix sont comme des baudruches lâchées dans l’atmosphère : ils se grisent de sensations agréables et exultent de joie, mais leur liberté incontrôlée retarde leur marche dans mes traces, celles du Pasteur des pasteurs, du Berger des bergers, du Dieu qui a souffert pour le péché des hommes. Porter sa croix n’est, certes, pas chose facile, mais c’est cependant le moyen de marcher à ma suite. Et à ceux qui marchent à ma suite, je donne la véritable liberté : celle des enfants de Dieu, celle qui conduit au Ciel et à l’Éternité.

Voilà le message de Pâques, mon cher fils. Transmets-le à tous mes enfants. Je te bénis, toi, tes parents, ton frère spirituel, vos familles et vos amis.

 Jésus