Message du 1er janvier 1997

Mon fils,

La paix soit avec toi et tous les tiens pour cette nouvelle année. Reste-moi fidèle, mon enfant, et ne te décourage pas. Abandonne-toi davantage à moi. Mets en moi tout ton amour et toute ta confiance : je ne te décevrai pas. Oui, c’est moi qui te parle et tu ne dois pas en douter, mais il n’est pas inexact de dire que la prose que tu couches sur le papier reste une transcription des paroles que je te donne, paroles que tu t’efforces de restituer aussi fidèlement que possible.

Lorsque je te vois triste, je viens à toi, et, comme un grand Frère, je te communique force et réconfort. Lorsque, au contraire, tu es dans l’allégresse spirituelle, je te communique ma propre joie. Quand tu es dans le doute, je réveille en toi l’Esprit que tu as reçu au jour de ta Confirmation, pour t’éclairer et te guider. Mon fils, tu peux et dois chérir cette relation spirituelle que j’entretiens avec toi depuis ton plus jeune âge, en dépit des commentaires moqueurs ou même malveillants que font derrière ton dos certains de tes frères. Continue de m’écouter et de rester discret tout en ne refusant pas d’aider les personnes qui te sont envoyées.

C’est ta discrétion et ton obéissance à mon Église qui accréditent ces communications que tu partages avec le Ciel, même si le langage qui les exprime n’est pas à la convenance de tous. Malgré leurs faiblesses et leurs imperfections, que je connais plus que tout autre, j’aime à m’adresser intérieurement à mes enfants, mais la plupart ne m’écoutent pas ou croient qu’ils dialoguent avec eux-mêmes. La raison humaine se heurte à l’idée d’une communication directe avec moi alors que la foi porte mes enfants à croire qu’ils se nourrissent en vérité de mon Corps et de mon Sang. Quelle contradiction ! Si j’ai envoyé à l’homme mon Esprit, ce n’est pas pour qu’il le laisse s’égosiller dans le désert mais pour qu’il l’écoute, pour qu’il l’écoute lui rappeler toutes les vérités que j’ai révélées et enseignées par mon Église.

Lorsque je donne des paroles à l’un de mes enfants par ce que vous appelez des « locutions intérieures », je respecte sa liberté et sa personnalité et utilise les talents spirituels et intellectuels que le Père a déposés en lui. L’essentiel est que le message passe sans erreur – et cela, c’est aux pasteurs de mon Église qu’il convient de le discerner. Croyez-vous que même dans la Révélation publique, les scribes n’aient pas parfois retranscrit à leur propre manière les événements et les paroles ? Malgré tout, la Vérité est restée sauve. C’est pourquoi pas un iota ne doit en être retiré.

Je souhaite d’ailleurs que l’Église de ce temps accepte de se pencher davantage sur le cas des personnes qui se disent inspirées de l’Esprit Saint dès qu’elle s’en voit informée. Cela afin que ces personnes n’entraînent pas à leur suite sans aucun contrôle ecclésial mes brebis les plus sensibles. Car tout charisme authentique ne peut être vécu que dans l’obéissance. Je souhaite que mon Église, en la personne de prêtres et pasteurs sages et prudents – mais aussi familiers des choses de l’Esprit et doués de discernement – accueille avec compassion ces personnes pour les aider à y voir clair en elles-mêmes et pour retenir ce qui est bon.

Mon fils, lorsqu’une femme a les pommettes rouges, elle peut, certes, s’être habilement maquillée, mais aussi avoir de la fièvre, avoir froid ou exulter de joie. L’accuser derechef de dissimuler un teint livide ne serait pas très raisonnable. Lui décaper le visage à la brosse pour lui ôter ses couleurs sans en connaître l’origine ne le serait pas davantage.

Dis à tes frères, mon enfant, de rechercher avant tout l’unité : unité de leur être intérieur et extérieur, unité de leur foi et de leurs actes, unité dans leur famille, unité avec leurs frères, unité dans l’Église. Qu’ils recherchent toujours ce qui peut les rapprocher plutôt que les diviser, et qu’ils évitent les sujets de discorde. Qu’ils se tournent vers les autres plutôt que toujours vers eux-mêmes, et que chacune de leurs pensées, chacune de leurs paroles et chacun de leurs actes soit le reflet de leur foi en moi. Enfin, qu’ils se montrent toujours généreux, surtout avec les plus démunis, et que tout ce qu’ils donnent, ils l’offrent pour l’amour de moi.

Rapporte-leur aussi ces paroles : alors que le monde sombre de plus en plus dans un matérialisme assorti de sensiblerie et de superstition, vous qui me suivez, ne rougissez pas de porter le nom de chrétiens, et ne vous compromettez pas avec le monde. Nourrissez-vous régulièrement de l’Évangile, recevez souvent les sacrements de l’Église, priez inlassablement pour le monde et pour vos frères, accomplissez chaque jour votre devoir d’état, placez-vous sous la protection de ma Mère chérie, dont c’est aujourd’hui la fête, et de vos saints favoris ; aimez et ne vous préoccupez pas du lendemain.

Mon fils, dans la joie de Noël, je te bénis, toi, ton frère spirituel, vos familles, vos amis, ainsi que les pasteurs, prêtres et religieux qui participent et participeront à cette œuvre.

Jésus