Message du 1er janvier 2022





Bien chers frères,

Tous vos amis du Ciel vous souhaitent une sainte nouvelle année 2022, car c’est en fonction de la sainteté de vos pensées, de vos paroles et de vos actes que cette période pourra vous être plus ou moins favorable, et que le monde pourra ou non retrouver la paix. Parce que la paix du monde dépend… de vous !

Dans l’Ancien Testament, lorsque le peuple hébreu s’égarait, se mêlant aux païens et apprenant leurs manières d’agir (cf. Ps 106 [Vulg. 105], 35), le Seigneur Dieu envoyait sur lui des fléaux, mais il mandatait aussi des personnages providentiels pour l’instruire et le faire revenir à la raison – c’est-à-dire le convaincre de renoncer à ses égarements et d’abandonner le culte des idoles, qui devenaient pour eux un piège (cf. Ps 106 [Vulg. 105], 36).

Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus, Fils bien aimé du Maître de la Vigne, né d’une femme et sujet de la Loi, le personnage providentiel que le Seigneur Dieu a envoyé aux hommes ! Il l’a fait quand est venue la plénitude des temps afin de racheter les sujets de la Loi et de leur faire partager son héritage (cf. Ga 4, 4-7). Et il leur a manifesté sa puissance afin que tous pussent reconnaître la valeur de ses hauts-faits : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Lc 7, 22)

Il était la lumière véritable, qui éclaire tout homme, mais le monde ne l’a pas reconnu, le monde ne l’a pas accueilli (cf. Jn 1, 9-11). Offert en sacrifice expiatoire pour la rémission des péchés de tous, il s’est laissé arrêter comme un vulgaire bandit et clouer au bois d’une croix (cf. Mt 21, 37-39). Pierre éliminée des bâtisseurs, il allait pourtant devenir – comme prophétisé dans les Écritures – la pierre d’angle (cf. Mt 21, 42), la Tête du Corps, la Tête de l’Église (cf. Col 1, 18) ; et sa mort sur la Croix, quoique « scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23), allait parachever sa mission de Rédempteur et Sauveur de l’humanité. Si ignoble qu’elle ait pu être, cette mort allait aussi permettre, une fois qu’il a été ressuscité et qu’il est remonté auprès du Père, l’envoi aux hommes de l’Esprit Paraclet (cf. Jn 14, 16) afin de les enseigner, de les éclairer, de les guider et de les sauver du pouvoir des méchants. Quelle arme redoutable, chers frères, pour les croyants, que la force, la sagesse et la science de l’Esprit Saint !

C’est lorsque les méchants aiguisent leur langue comme une épée, ajustent leurs flèches pour tirer sur l’homme intègre, s’encouragent dans leur méchante besogne, calculent pour tendre des pièges et combinent leurs méfaits (cf. Ps 64 [Vulg. 63], 4-7), c’est lorsque tout semble, dans la société entière, s’en aller à vau-l’eau, c’est lorsque que tout paraît perdu et sans retour, que vous devez, amis, faire appel à l’Esprit Saint et conserver l’espérance, continuer d’espérer !

Frères, vous à qui notre Seigneur Jésus-Christ a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, et qui avez été engendrés spirituellement ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme mais de Dieu (cf. Jn 1, 12-13), invoquez souvent l’Esprit Saint et gardez confiance dans Celui qui vous a envoyé cet Esprit car il peut, à la demande insistante de ses enfants – et contre toute espérance – détrôner les méchants et renverser jusqu’aux situations les plus désespérées.

Ainsi, vous pourrez dire, en ces temps de trouble, à la manière du psalmiste :

Seigneur mon Dieu, délivre-moi des méchants,
Préserve-moi de l’homme violent,
De ceux qui méditent le mal dans leur cœur,
Qui, tout le jour suscitent la guerre,
Qui aiguisent leur langue ainsi qu’un serpent,
Un venin de vipère sous la lèvre […].

Seigneur, c’est toi mon Dieu,
Entends le cri de ma prière […].
Ne consens pas aux désirs des impies,
Ne fais pas réussir leurs complots.
(cf. Ps 140 [Vulg. 139], 1-4 ; 7.9)

Il n’est, en fait, rien de nouveau sous le soleil (cf. Qo 1, 9), et, quoi que vous puissiez dire, quoi que vous puissiez faire, il y aura toujours au milieu de vous des gentils et des méchants. Car, depuis la Faute des Origines, les puissances des Ténèbres sont à l’œuvre dans le monde, et c’est un grand combat spirituel qui s’y joue. Mais jamais, au grand jamais, le mensonge n’y a atteint de telles proportions, et jamais, au grand jamais, autant d’êtres humains n’y ont subi une telle duperie sous le regard satisfait du Malin !

En fait, enfermés dans le cocon du matérialisme et volontairement exilés loin de la foi, dont ils se moquent, nombreux sont les hommes qui ne sont plus armés psychiquement ni spirituellement pour discerner le vrai du faux et les paroles mensongères de la réalité des choses. Le monde entier est dans la confusion.

Si le Seigneur Dieu a permis que cette épreuve advienne sur la Terre, fomentée par le pouvoir et le bon vouloir des méchants, c’est pour que l’humanité prenne conscience de l’état d’apostasie dans lequel se trouvent vos sociétés et que tous reviennent à la foi et à la raison.

En effet, frères, si vous faites le bilan du monde d’aujourd’hui, vous ne pourrez pas vous empêcher de constater qu’à l’instar du peuple hébreu, les hommes partout succombent à l’attrait des idoles : il ne s’agit néanmoins plus du veau d’or du livre de L’Exode (cf. Ex 32, 1-29) mais, beaucoup plus insidieusement, d’un désir irrépressible pour tout ce qui vient du Démon et qui va à l’encontre de la foi, de la paix, de la justice, de la charité et de la sagesse : adhésion à de fausses croyances, soif insatiable de pouvoir, pratique d’une sensualité débridée, appétit vorace pour le gain, etc. C’est tout cela, frères, qui conduit les hommes à l’apostasie.

La vraie foi disparaît de la face de la Terre et, jusqu’au sommet même de l’Église, les forces du mal sont à l’œuvre, créant dans les âmes confusion, déception, désarroi et vide spirituel, et générant dans les cœurs orgueil, dédain, violence et division. Car les hommes commencent à se dresser les uns contre les autres et à s’en prendre les uns aux autres, même entre chrétiens, leurs cerveaux lavés par la voix des méchants qui, à travers des médias corrompus, vomissent en continu leurs ignobles mensonges et leurs inquiétantes directives. Et le monde les croit, frères, et s’exécute servilement par crainte de la mort alors que la situation est à mille lieues de justifier un tel affolement ! Même des sommités se trouvent prises au piège de cette abominable supercherie.

Peu sont ceux, en effet, qui conservent encore un authentique discernement. Mais vous, chers frères, soyez de ceux-là, et, nous vous l’avons dit, ne perdez pas l’espérance, ne perdez pas espoir dans la force de l’Esprit Saint ! Car vos prières, vos jeûnes, vos sacrifices et vos aumônes réitérés peuvent, à la longue, attendrir le cœur de Dieu, qui n’est pas du côté des méchants.

Souvenez-vous du plaidoyer de Moïse auprès de Yahvé, son Dieu, en faveur de son peuple. Parce que les Hébreux s’étaient fabriqué un veau d’or et qu’ils se prosternaient devant lui, Dieu voulut les exterminer mais Moïse le supplia et il renonça (cf. Ex 32, 7-14).

Souvenez-vous de l’insistance d’Abraham interrogeant  le Tout-Puissant au sujet de Sodome, qui était alors le plus grand lupanar qu’eût connu l’humanité, où s’exerçaient tous les vices : « Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ? » (Gn 18, 23). Et après avoir évoqué cinquante justes et être allé decrescendo, le patriarche s’entendit répondre par Dieu que pour seulement dix justes, il ne détruirait pas la ville. Vous donc, les justes, qui êtes ses enfants, gardez courage, confiance et croyez que Dieu peut agir contre les méchants pour conserver à ses enfants leur liberté !

Souvenez-vous aussi de l’Ami importun de l’Évangile (cf. Lc 11, 5-8), qui va réveiller son ami au beau milieu de la nuit pour lui demander trois pains. L’autre cède, explique Jésus, non pas parce que le premier est son ami mais à cause de son impudence. Et Notre-Seigneur dévoile ensuite qu’il en est ainsi du Père du Ciel, qui, dans sa grande bonté, exauce les prières de ses enfants.

Si donc vous croyez fermement au pouvoir de la prière, du jeûne, des sacrifices et des aumônes, mettez tout cela à exécution et, par votre persévérance et votre insistance, agissez sur les Cœurs de Jésus et de Marie, sa tendre Mère – et, par là même, sur le Cœur de Dieu le Père, dont la miséricorde est infinie, afin que tous puissent dire avec le psalmiste :

« Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;
Aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
Le Seigneur s’est fait connaître : il a rendu le jugement,
Il prend les méchants à leur piège. »
(Ps 9-10, 16-17)

Que Notre-Seigneur et sa très sainte Mère vous préservent du faux esprit, et qu’ils vous bénissent et vous gardent, bien chers frères, tout au long de cette nouvelle année.

+ Vos frères dans la Vérité

 

Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle, docteur en théologie, en droit canonique et en droit.