Message du 1er novembre 1986

MESSAGE DE TOUSSAINT

Bien chers frères,

En cette Fête de Toussaint, nous aimerions vous transmettre notre joie de partager avec vous cet échange subtil dans l’Amour de notre Dieu. En effet, nous sommes véritablement vos frères en Jésus-Christ et, parce que vous mettez tout en œuvre pour Le suivre, nous vous témoignons un amour de prédilection.

Souvenez-vous, alors que Jésus haranguait la foule, du moment où Il fut interrompu et informé que Sa Mère et Ses frères L’attendaient. « Qui est Ma mère et qui sont Mes frères ? » dit-Il, et, montrant Ses Disciples d’un geste de la main, Il ajouta : « Voici Ma mère et Mes frères. Car quiconque fait la Volonté de Mon Père qui est aux cieux, celui-là M’est un frère et une sœur et une mère. » (Mt 12, 46-50). Des paroles qui sont encore bien souvent mal interprétées par ceux qui désirent minimiser le rôle de Marie dans la vie de Jésus. Au contraire, chers amis, Jésus a voulu montrer là que ceux qui suivaient Son Enseignement représentaient autant pour Lui que Sa propre famille, avec laquelle Il était uni par les liens du sang. Cette remarque de Jésus tend donc à montrer l’importance des liens spirituels qui peuvent unir les âmes. Et ils sont même bien plus encore puisqu’ils sont mis en parallèle avec à la fois la mère et le frère et la sœur !

Cela signifie-t-il que les Apôtres du Maître Lui étaient aussi chers que Sa propre famille ? L’amour humain ne peut être comparé à l’amour spirituel, pas plus que les liens familiaux ne peuvent être comparés aux liens amicaux. De plus, tout en étant tous très différents de Jésus, Ses Disciples avaient une mission particulière : celle de L’épauler humainement, de Le suivre, de Lui préparer la route, puis de faire connaître Son Message. Jésus savait l’importance de ce Message et les difficultés qu’auraient Ses Disciples pour l’apporter au monde. Il savait le courage et la persévérance de ces hommes qui avaient bien voulu Le suivre. Alors, comment ne les eût-Il pas aimés de cet Amour même qu’Il avait pour la Parole de Dieu, pour laquelle Il allait donner jusqu’à Sa propre vie ? Sans Ses Disciples, la Parole n’aurait pu être transmise, et, en déclarant qu’ils étaient Sa mère et Son frère et Sa sœur à la fois, Il leur témoignait publiquement l’existence de ce lien profond qui les unissait. Ce lien, vous l’avez compris, chers frères, n’est autre que cet amour commun pour la Parole de Dieu, qui cherche à l’accomplir en tout.

Vous aussi, amis, vous êtes de ceux-là : disciples de Jésus-Christ Sauveur et héritiers de Son Amour. Conservez ce titre en vous rendant dignes de le porter d’une façon permanente sans décevoir votre Frère Aîné. Dans ce même Amour, nous désirons vous dire encore aujourd’hui combien vous nous êtes chers parce que vous savez vous tourner humblement vers le Ciel. Si nous aussi avons eu mère, frères et sœurs sur la terre et avons pu, dans la Joie du Seigneur, les retrouver en bonne place dans le Ciel, nous comprenons cette affection de prédilection qu’avait et que possède toujours Jésus pour ceux qui Lui sont fidèles. Nous qui L’aimons vivons à présent de Sa Lumière : pour nous, Il est Tout. Il est comme une mère qui nous aime et nous protège, un frère qui nous épaule et nous encourage, une sœur qui nous sert et nous choie. Qu’Il soit également Tout pour vous et, comme le Père a été glorifié dans le Fils, que le Fils soit glorifié en vous.

Car si vous vous donnez à Lui, Il Se donne aussi à vous, et, à présent qu’Il siège à la droite du Père, Il vous envoie Son Esprit de Vérité pour faire de vous non plus uniquement une mère, un frère et une sœur mais le temple vivant de Son Esprit !

« Celui qui a Mes commandements et qui les garde, voilà celui qui M’aime, et celui qui M’aime sera aimé de Mon Père, et Je l’aimerai et Me manifesterai à lui », a dit Jésus (Jn 14, 21).

Soyez de ceux-là et restez de ceux-là, frères aimés, comme nous le sommes pour l’Éternité. Messagers de l’Esprit Saint, nous accomplissons la Parole qui dit :

« L’Esprit Saint que le Père enverra en Mon Nom vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit. » (Jn 14, 26).

Accueillez et conservez en vous l’Amour du Christ, frères. Il vous donnera tout ce que vous ne possédez pas, vous permettra de faire tout ce que vous ne pourriez accomplir seuls. Il vous éclairera dans l’obscurité, vous réchauffera dans la froidure. Il donnera des bras et des jambes à ceux qui n’en ont plus, des yeux aux aveugles, des oreilles aux sourds !

Rendez-vous compte de la grandeur de cet Amour en ce jour béni où vos amis du Ciel se pressent autour de vous mais où, malheureusement, bien peu d’entre vous savent percevoir leur présence… Combien vos sens corporels ont étouffé vos sens spirituels ! Quel crime de la race humaine tout entière que d’avoir laissé le matérialisme étrangler ainsi les âmes et alourdir les cœurs ! Que ceux qui croient que ces messages ont franchi la barrière de la mort soient bénis ! Car ils l’ont franchie avec Jésus-Christ en qui nous vivons, et par Jésus-Christ qui a permis que nous vous les adressions dans l’Esprit Saint afin que vous retrouviez un peu de cette spiritualité qui animait le cœur des premiers Apôtres.

Se prétendre chrétien ne suffit pas : il faut aussi vivre en chrétien, croire en chrétien ! Vous ne croyez plus !… Pourquoi souriez-vous lorsque nous vous affirmons que ces messages ont franchi la barrière de la mort ? C’est par l’Amour qu’ils l’ont franchie, et nous vous affirmons, en ce jour de Toussaint, que si vous aviez vraiment la foi, vous ne chercheriez pas à rationaliser sans cesse tout ce que vous ne pouvez encore comprendre. Ne croyez pas posséder l’Esprit Saint si vous rejetez les Vérités Essentielles de l’Évangile et si vous ne croyez point à notre douce communion !

Puissent ces messages vous apporter la paix et vous aider à la conserver dans un monde qui perd d’heure en heure son discernement et vous deviendra, chrétiens, de plus en plus hostile. Alors que les idées les plus farfelues font la une de vos magazines, la morale chrétienne si belle et si sage, s’effondre et se voit méprisée même par ceux qui l’ont vécue. « Le Prince de ce monde vient, dit Jésus, (mais) contre Moi, il ne peut rien » (Jn 14, 30). Soyez donc les disciples du Christ, chers frères aimés, comme nous-mêmes le sommes, et écoutez-nous vous rappeler tout ce qu’Il vous a dit. Gardez confiance en Lui, ayez confiance en nous : notre seul but est de vous conduire au Ciel sains et saufs.

Vos aimés des « différentes demeures de la Maison du Père » vous remercient pour vos prières et vos affectueuses pensées ainsi que pour vos fleurs, témoignages de la persistance d’un souvenir vivace. Que le Seigneur vous bénisse.

+ Vos frères dans l’Amour