Message du 20 octobre 1986

Bien chers frères,

Nous vous encourageons à prouver sans cesse à votre Père du Ciel que vous L’aimez en renonçant au péché dans toutes les occasions.

Vous connaissez suffisamment votre nature pour savoir quelles sont les situations qui vous portent au péché. Lorsque vous vous trouvez face au choix entre le bien et le mal, dans les grandes choses comme dans les petites, nous vous supplions de vous tourner vers Dieu et de Le prier ainsi :

 

« Mon Dieu,
Voici que je me trouve face au péché.
Je subis les assauts de la tentation
Et je me sens si faible !
Aidez-moi à choisir le bien plutôt que le mal
Et à ne point Vous décevoir.
Aidez-moi à conserver une conscience claire
Et à ne point me laisser attirer
Dans les pièges du Malin.
Car si je choisissais le mal,
J’enfoncerais volontairement un clou supplémentaire
Dans les Plaies de Votre Calvaire,
Mon Doux Seigneur.
Je me détournerais de Vous qui m’aimez tant,
Pour donner mon assentiment à Satan
Qui désire ma mort.
Par Votre Sainte Croix,
Ô Jésus, sauvez-moi
De l’emprise de la tentation.
Tendez-moi la main et conduisez-moi
Loin du péché dans Votre Sainte Paix.
Ainsi soit-il. »

 

C’est en évitant toutes les occasions de pécher que vos luttes se feront moindres et que votre foi prendra un sens. Ah ! frères, combien vous recherchez les tentations ! Que ce soit la curiosité, la coquetterie, la paresse, la gourmandise, l’orgueil, l’égoïsme ou le désir de domination, tout vous conduit inéluctablement au péché envers Dieu, envers vous-mêmes et trop souvent envers les autres.

Vous vous dites : « Cela ne porte tort à personne, personne ne me voit, personne ne m’entend, personne ne sera au courant… ». N’oubliez pas, amis, que Dieu votre Père vous connaît mieux que personne et qu’Il sait vos pensées secrètes, vos désirs mauvais, vos actes coupables, et toutes ces choses que vous n’aimeriez voir dévoilées pour rien au monde !

Être chrétien ne signifie pas mettre en pratique des principes ridicules et hypocrites aux yeux de tous afin de paraître plus sage, plus pur ou plus spirituel que les autres. Non, frères bien-aimés, ce n’est pas cela ! Être chrétien, c’est d’abord se bien connaître soi-même et être lucide quant à ses propres imperfections. C’est apprendre à se juger impartialement dans toutes les situations et à se dire toujours avant d’agir : « Vais-je plaire ou déplaire à mon Dieu ? ». Être chrétien, c’est apprendre à déceler l’Ennemi où qu’il se trouve, et à ne pas se laisser attirer dans ses filets. C’est aussi, à cet égard, tirer leçon des erreurs de son entourage pour n’y point tomber à son tour, et s’éloigner des lieux ou situations qui précédemment ont été causes de chutes pour ne s’y point abîmer de nouveau. Être chrétien, c’est encore offrir chacun de ses actes, chacune de ses paroles, chacune de ses pensées au Seigneur et Lui ouvrir tout grand son cœur pour qu’Il y fasse Sa demeure et transforme la haine en amour, la violence en calme, l’impureté en pureté, l’orgueil en humilité, la paresse en charité, la peine en joie, la crainte en confiance. Être chrétien, c’est, enfin, pouvoir dire à chaque instant : « Jésus, j’ai confiance en Vous !* »

Frères, si, avant de pécher, vous aviez l’impudence de dire à Jésus : « Seigneur, je sais que je Vous blesse, je sais que je m’éloigne de Vous et que je me rapproche de Satan, je sais que Vous en souffrez, et cela m’est égal ! », vous seriez tellement remplis de honte que vous ne pourriez terminer de prononcer les dernières paroles et que, bien vite, vous vous détourneriez du péché que vous vous apprêtiez à commettre !

Aspirez à la perfection dans l’humilité et soyez très exigeants vis-à-vis de vous-mêmes. Débarrassez-vous de vos désirs cachés, de votre curiosité, de vos pensées secrètes. Débarrassez-vous de votre désir de domination sur les autres, de vos goûts de luxe, de votre attachement à votre petite personne. Débarrassez-vous de tout ce qui peut troubler votre paix intérieure : mauvaises lectures, mauvais spectacles, mauvaises rencontres. Ah ! Combien nous vous connaissons, chers amis ! Vous vous défendez que tout cela soit mauvais et prétendez qu’il s’agit là de culture, d’information… Pourtant, vous savez très bien, au fond de vous-mêmes, que cela n’est qu’un prétexte, et, qu’en réalité, vous êtes poussés par la curiosité pour les choses du monde !

Soyez plutôt curieux de Dieu, amis chrétiens, et ne vous préoccupez pas des choses du monde d’aujourd’hui car elles sont un poison pour les âmes ! Que le Seigneur vous protège de tout mal et vous guide. Nous vous bénissons.

+ Vos frères dans la Sagesse

 

* cf. message du 22 février 1931 à Sœur Faustine, in Petit Journal de Sœur Faustine, Éditions Jules Hovine, 1985.