Message du 21 novembre 1998

Mon fils,

Conserve la foi que je t’ai donnée. Conserve ta confiance et ton humilité dans le domaine spirituel. Je suis avec toi et mon Esprit Saint t’éclaire et te guide. Je voudrais que les hommes se tournent vers moi avec humilité et qu’ils contemplent mon visage. Je voudrais qu’ils se laissent enseigner par moi avec docilité et qu’ils m’ouvrent leur cœur. Je voudrais qu’ils se débarrassent, pour les uns, des œillères de leur matérialisme, pour les autres, d’un conformisme spirituel étriqué ou superstitieux qui leur fait oublier leur prochain.

N’écoute pas ces érudits qui pensent que c’est en connaissant mieux la machine humaine qu’ils feront grandir la connaissance de Dieu. Car la connaissance de Dieu ne peut s’acquérir que par l’amour de Dieu et par l’amour de vos frères, par la contemplation de Dieu et la reconnaissance de son visage derrière celui de vos frères les plus pauvres, les plus laids, les plus petits, les plus malades, les moins savants.

L’homme qui m’a rencontré n’apprend à me connaître que dans l’humilité, la patience, la persévérance, et en laissant mûrir les fruits de cette rencontre au soleil de la charité. En vérité, je te le dis : ceux qui veulent penser par eux-mêmes sans solliciter l’aide de l’Esprit de sagesse ne peuvent conserver la vraie foi. Ils s’égarent dans leur orgueil et égarent leurs frères. C’est pourquoi, mon fils, tu dois conserver cette humilité qui fait toute ta force.

Relis la Seconde Épître de Paul à Timothée, et pense à tes frères les plus petits, à ceux dont tu connais les souffrances. Aide-les à se tenir à l’écart du faux esprit : esprit de fausse humilité qui, certes, se reconnaît pécheur, mais irrémédiablement pécheur de crainte d’avoir trop à faire pour lutter contre ses faiblesses ; esprit de fausse sagesse qui prétend être de bon conseil, mais refuse de parler de sainteté de crainte que l’homme ne se décourage ; esprit de fausse charité qui prétend aimer ses frères et les rendre libres mais en éveillant en eux l’esprit de rébellion, hostile à la saine doctrine et à l’enseignement de mon Église. Éloigne mes enfants de ce faux esprit, mon fils. Car mes petits, qui sont déjà si faibles, n’ont pas besoin d’être confrontés au doute et à l’incertitude. Ils ont besoin d’un rocher et d’une forteresse, ils ont besoin d’un chef qu’ils aiment, qu’ils admirent et qu’ils écoutent. Ce chef, c’est moi, mais c’est aussi le pape, Pasteur universel de mes brebis.

Le faux esprit, mon fils, est aujourd’hui dans la Bergerie. C’est celui de l’orgueil de tous ces prétendus savants en sciences humaines qui veulent libérer mes brebis de l’esclavage des dogmes et d’une Tradition qu’ils jugent désuète.

Vois ce garde-fou peint d’une couleur fluorescente, fiché sur le versant de cette belle montagne : il est laid ! Montagnards et skieurs chevronnés s’insurgent. Comment peut-on ainsi défigurer la montagne ? Ils font des pétitions, mais les autorités font la sourde oreille. Ils tentent même de le défoncer, mais les racines tiennent bon, et chaque fois, il est réparé au plus tôt et repeint. Ont-ils pensé, ces esthètes, aux tout-petits qui ne connaissent pas bien la montagne et aux risques de chutes mortelles auxquels s’exposerait toute une population qu’il serait impossible d’éduquer autrement – et qui, même si elle l’était, pourrait toujours être tentée de transgresser la loi ?

Garde une confiance inébranlable en mon Église, mon fils, car c’est à elle que j’ai envoyé mon Esprit Saint. Continue de prier avec ton frère spirituel dans la paix et dans la confiance. Les signes annoncés commencent à vous être donnés. Mais restez très prudents car le Démon rôde autour de cette œuvre, cherchant à y introduire des éléments destructeurs. Sachez les déceler dans la prière et le discernement. Restez humbles, discrets, courageux et patients, et mon Esprit sera sur vous. Entre vous, soyez doux et charitables, et ne vous querellez point pour des choses sans importance. Gardez une franchise totale, et veillez à ce que nul ne vous égare. Vos fondateurs X. et Y. veillent sur vous et vous assisteront dans toutes vos difficultés, non seulement spirituelles mais aussi matérielles. N’hésitez pas à solliciter leur aide et celle de ma sainte Mère et des saints anges. Vous continuerez d’être étonnés.

Je te laisse ma paix et te bénis, toi, ton frère spirituel, vos familles, vos amis et les pasteurs, prêtres et religieux qui soutiennent cette œuvre.

Jésus