Message du 22 février 1985 (II)

Amis,

Vous qui désirez tant que vos enfants soient heureux et ne manquent de rien, avez-vous pensé au bonheur de leur âme ? Vous qui souhaitez pour eux la santé physique, ne voyez-vous pas qu’il importe aussi de s’inquiéter de la santé de leur âme ?

Si vous appelez le médecin au moindre signe de fatigue et si vous êtes en émoi, combien plus devriez-vous faire appel au prêtre après la naissance et confier l’âme de votre enfant à Jésus et à Marie, Médecins de l’âme ! Sur le corps, vous voyez concrètement le résultat d’un remède, et pour rien au monde vous ne voudriez refuser à votre enfant la potion qui va apaiser sa douleur, guérir sa maladie. Sur l’âme, vous refusez de voir les bienfaits et la force que peuvent apporter les Sacrements, expressions de l’Esprit Saint de Dieu et véritables panacées contre le Mal !

Ah ! frères, pourquoi faut-il que ce soit toujours dans les moments de faiblesse et de désespoir que vous dussiez vous tourner vers le Ciel ? Dieu est présent chaque jour et vous ne savez plus Le voir ! Prenez vos responsabilités et établissez de solides liens avec Lui. Le combattant doit être armé pour partir à la guerre, l’artisan doit se munir de ses outils pour entreprendre un travail : comment pourrait-il en être autrement ? Et pourtant, cela ne vous choque point de laisser pendant des années l’âme de vos enfants sans défense, prétextant qu’ils seront plus tard libres de leur choix et refusant de prendre la responsabilité de les faire baptiser ! Bien sûr ! vous ne croyez plus, vous préférez lâchement fermer les yeux, rester des ignorants en matière de foi pour n’avoir point à fournir d’efforts ou de sacrifices et pour n’être soumis à aucune contrainte morale ! Si votre civilisation perd de sa spiritualité, si Dieu est de plus en plus absent de votre vie, ne vous en prenez qu’à vous ! Mais ne soyez pas étonnés si, à votre heure dernière, Dieu ne vous reconnaît pas, vous qui n’aurez pas voulu de Lui !

La foi n’est pas un simple principe : elle est une étincelle de Vérité qui allume dans les cœurs un brasier ardent, dépositaire des plus valeureuses vertus ; elle est un foyer d’amour et de charité, mû par la main de Dieu ; elle est un champ de bataille où le bien et le mal s’affrontent impitoyablement et où la souffrance de ce qui n’est pas Dieu fleurit en épines amères et en roses sublimes, dont le parfum s’élève jusqu’aux Cieux.

Frères, aimez-vous les uns les autres et sachez vous engager spirituellement. Protégez vos enfants et éduquez-les chrétiennement. Car si, par le Baptême, le jeune enfant est présenté au Seigneur, cela n’est pas suffisant : le parrain et la marraine doivent s’engager, dans le cas où les parents ne pourraient s’en charger eux-mêmes, à veiller sur la santé spirituelle de l’enfant et à éduquer son âme ; leur rôle ne s’arrête pas à la cérémonie baptismale, pas plus que l’amour des époux ne s’arrête à la bénédiction nuptiale ! Comprenez cela et que le Seigneur vous bénisse.

+ Vos frères dans la Foi