Message du 23 mai 1999

MESSAGE DE PENTECÔTE

Mon fils,

Reste à mon écoute. Reste à l’écoute de l’Esprit qui apaise et qui sanctifie. C’est lui qui éclaire tes lectures, te guide, te rassure, te donne de ressentir ce qui est vrai. Vois, mon enfant, combien l’esprit du monde est mensonger : il est centré sur l’homme dont il veut faire un dieu. Il exalte mon humanité mais éclipse ma divinité. Il considère avec mépris les hommes qui craignent Dieu et qui s’humilient devant lui. Il moque ceux qui s’adressent à moi avec leur cœur. Il n’aime qu’à briller et à dominer. Il complique ce qui est simple et use d’un langage stéréotypé à la place d’un langage de vérité. Il se dit toujours en recherche et vomit les hommes qui ont des certitudes, surtout en matière de foi. Heureusement que mes saints martyrs se sont laissé inspirer par un autre esprit que celui-là ! Il excuse toute forme de corruption mais accuse la piété de superstition. Enfin, il exalte la liberté de l’homme alors que l’homme, par son péché, s’est rendu esclave dans la chair.

Ce n’est pas un hasard si tu retrouves, mon fils, dans tes lectures actuelles, des points communs avec ce que mon Esprit t’a déjà enseigné. Le Péché Originel est une réalité : il est la faute des origines, sur laquelle est venu se greffer tout ce que la nature humaine a accumulé de faiblesses, et qui, transmis de génération en génération, la maintient dans un état de vulnérabilité. Mais moi, je suis venu vous guérir de ce Péché en faisant de vous des enfants du Père et en vous envoyant l’assistance de l’Esprit Paraclet, le seul qui, dans le sillage du Fils, puisse apaiser vos cœurs et vous rendre libres. Je vous ai laissé mon Corps et mon Sang en nourriture de perfection, et je vous ai donné ma grâce pour que jamais vous ne soyez pris de court dans le combat contre les tentations.

Dis à tes frères, mon fils, d’accueillir cette grâce et de solliciter cet Esprit. Dis-leur de se mettre à l’écoute de ma voix et de marcher à ma suite, car s’ils ne croient plus que moi, leur Seigneur, je suis à leurs côtés, s’ils ne croient plus que je peux inspirer directement leur cœur, s’ils ne croient plus à l’efficacité de la prière ni à la force de mon Eucharistie, et si, pour couronner le tout, mes prêtres se mettent à douter et à ne plus enseigner les vérités de la foi, le monde sombrera dans les ténèbres et connaîtra la nuit de son propre tombeau.

Mon enfant, comment serais-je la Résurrection et la Vie pour un monde qui ne veut pas de moi ? Comment serais-je le Sauveur pour des hommes qui veulent se sauver par eux-mêmes ou rejettent l’idée même du salut au profit de multiples réincarnations ? La conversion des cœurs est nécessaire au salut. C’est pourquoi j’ai envoyé mes Apôtres dans le monde afin qu’ils y soient des lumières et qu’ils fassent connaître au monde la Parole. Mais le monde se moque aujourd’hui de la Parole comme il s’en est jamais moqué depuis bien longtemps, parce que mes témoins sont des tièdes et que, lorsqu’il arrive qu’ils brûlent du feu de mon Esprit et parlent de moi avec sa force, ils se font traiter de fondamentalistes ou de fous.

Nombre de mes prêtres et de mes pasteurs subissent malheureusement, eux aussi, les influences du monde, où ils n’osent plus enseigner les exigences de la foi. Une insipide langue de bois – de « buis », diront certains – émaille leurs discours et, trop  souvent, ils éteignent l’Esprit là où ils devraient discerner et retenir ce qui est bon. Adeptes d’une théologie faussée par l’esprit du monde, ils ont perdu le sens du véritable discernement, celui qui s’acquiert au pied du tabernacle, dans le plus grand dépouillement et l’écoute attentive du souffle de l’Esprit. Priez au sein de votre groupe pour avoir de bons prêtres et de bons pasteurs, mes enfants, et je vous enverrai ceux que vous méritez.

Garde, mon fils, confiance en l’avenir et chemine dans la paix. Je te l’ai dit, retiens de tes lectures ce qui nourrit ton âme et ne te laisse pas troubler par la perversité de certaines interprétations théologiques – que tu dois néanmoins connaître. Reste à l’écoute de mon Esprit : il te donnera de toujours discerner ce qui est bon et d’aider ensuite tes frères. Mais n’oublie pas une chose : ce n’est qu’en vous mettant à l’écoute de mon Esprit et en unissant vos efforts dans le bien pour réaliser entre vous l’harmonie que vous contribuerez à construire dès cette Terre le Royaume de Dieu.

Je te bénis, toi, ton frère spirituel, vos familles, vos amis et tous les prêtres et religieux qui soutiennent cette œuvre.

Jésus