Message du 21 août 2005

Mon fils,

La paix soit avec toi. Même si tu n’écris plus régulièrement ce que je te dis, tu sais bien que je t’accompagne toujours sur les chemins que tu empruntes, et que je reste dans ton cœur pour t’enseigner ce que beaucoup d’oreilles se refusent à entendre.

Poursuis tes études et tes recherches dans le même esprit et tu découvriras plus encore comment soutenir tes frères dans la souffrance et comment les aider à guérir. Je suis avec toi et te donnerai les grâces nécessaires à cela. L’Abbé Louis, ton père spirituel, est à présent auprès moi. Il a tant aimé ma Mère que celle-ci l’a conduit jusqu’à moi par le plus court chemin. En raison de son authentique humilité et de la sainteté de sa vie terrestre, il pourra veiller sur toi et t’aider dans ce que tu entreprendras quand tu solliciteras son soutien. Il t’aime profondément et n’a pas oublié la promesse qu’il t’a faite de s’occuper de toi et de l’avenir de ces messages*.

Tu t’interroges sur ce que signifie « porter sa croix » et « me suivre » : cela veut dire tout simplement s’accepter tel que l’on est, avec ses défauts et ses imperfections, mais sans s’apitoyer sur soi-même. Cela signifie aussi être capable de regarder dans ma direction et de suivre fidèlement mon enseignement pour changer ce qui peut l’être. Crois-tu, mon cher enfant, que je veuille que l’homme souffre alors que j’ai pris sur mes épaules tout le poids du Péché pour qu’il puisse en être libéré et me suivre dans la voie de l’amour ?

C’est seulement lorsque l’homme a l’humilité de se regarder en face d’une manière impartiale qu’il peut commencer à se débarrasser de tout ce qui l’alourdit. « Porter sa croix » ne signifie pas « souffrir » mais avoir une conscience claire de tout ce qui alourdit, et accepter de s’en débarrasser. La croix de souffrance que j’ai portée, ce n’était pas la mienne mais la vôtre. Alors pourquoi vous apitoyer sans cesse sur vos blessures au lieu de vous mettre au travail pour essayer de les guérir ? Et maintenant que je suis auprès du Père, je peux vous y aider mieux encore.

Le fonctionnement de votre psychisme est beaucoup plus concret que vous ne l’imaginez. Quand vous voulez vous recueillir et prier, mais qu’il y a trop de bruit dans l’endroit où vous êtes, vous avez la sagesse de faire d’abord la paix et le silence autour de vous. Mais quand vos mauvaises habitudes ont gravé en vous des structures de péché qui vous poussent à commettre le mal que vous ne voudriez pas commettre, vous ne faites rien d’efficace pour trouver la paix. Les saints du passé, qui ne connaissaient pas ce que vous connaissez aujourd’hui, choisissaient les mortifications, et, associant, dans leur esprit, mauvais désirs et douleur, ils parvenaient à une ascèse durable.

Aujourd’hui, de nombreuses découvertes – en particulier dans le domaine des neurosciences – peuvent aider l’homme à éradiquer les structures concrètes de péché qu’il a inconsciemment ou consciemment ancrées dans sa chair, c’est-à-dire à modifier les connexions neuronales qui y sont impliquées. Cela n’élimine pas les tentations mais donne à l’homme une plus grande liberté de choix lorsque celles-ci se présentent. Les cerveaux aliénés par les mauvaises habitudes sont légion, mon fils, même chez mes enfants les plus pieux – et tu en sais quelque chose. C’est pourquoi je vous dis : mon Église doit se pencher sur ces questions sans préjugés, car nombre de nouvelles techniques thérapeutiques peuvent être d’un grand secours. Pourquoi seraient-elles plus artificielles ou plus dangereuses que les techniques d’apprentissage des différents savoirs intellectuels ou des différentes capacités corporelles qui sont utilisées dans les écoles ?

La notion de « sacrifice » est cependant différente de celle de « souffrance » lorsque celle-ci est causée par le Malin. Si, par le passé, les martyrs m’ont fait don de leur vie en sacrifice, au nom de leur foi, c’était pour défendre la vérité du Royaume. Et si mes enfants veulent m’offrir encore jeûnes ou renoncements pour donner du poids à leur prière, s’ils désirent se soumettre à certaines mortifications pour apaiser leurs mauvais désirs, alors, leur souffrance associée à celle de ma Croix, m’agrée, et ils en seront largement récompensés. Pour la souffrance due au péché et à la maladie ou à des événements malheureux, elle n’est pas désirée consciemment mais subie par l’homme. Lorsque rien ne peut être changé, l’attitude qu’il convient d’avoir face à cette sorte de souffrance est une attitude d’abandon et de confiance face à ce que le Père a permis, doublée d’une sage résignation. Déposez tout cela, dans la foi, au pied de ma Croix, et, d’un buisson d’épines, je ferai surgir des roses au milieu de votre malheur.

Cependant, lorsque la souffrance est due à une maladie, mettez tout en œuvre pour la guérir : remettez tout cela entre mes mains et priez, priez. Parallèlement, avec l’aide d’un bon thérapeute, cherchez, fouillez jusqu’au plus profond de vous-même, car les blessures d’amour qui sont à l’origine de bien des maladies peuvent remonter de loin, de très loin, jusqu’à plusieurs générations. Les remèdes traditionnels ne sont que des palliatifs. Pour vous, faites remonter à la lumière ce qui, jusqu’ici, est resté dans les ténèbres, et vous pourrez guérir de vos blessures. Moi qui ai consacré une grande partie de ma vie terrestre à guérir les malades, à libérer les possédés et à relever les morts, je veux que mes enfants soient heureux. Pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ?

Poursuis, mon fils, le travail auquel je t’ai encouragé.

Je te bénis, toi, ton frère spirituel, ton nouveau Père spirituel, vos familles et vos amis.

Jésus

 

* Cette prédiction s’est réalisée lorsque les messages ont obtenu l’imprimatur le 2 avril 2007.