Message du 25 décembre 2020





MESSAGE DE NOËL 2020

Mes chers enfants,

Ce m’est un honneur que d’être dépêché par le Bon Dieu pour vous dire ces quelques mots à l’occasion de la naissance de son fils Jésus, notre Seigneur.

Conçu du Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie, qui, par son fiat (cf. Lc 1, 38), s’est faite Servante du Seigneur et Tabernacle vivant pour l’accueillir en son sein. Rendez-vous compte, mes enfants, elle est la Mère de Dieu, la Mère du Tout-Puissant. Quelle grâce pour l’humanité tout entière ! Aucune autre femme, en effet, n’avait eu ni n’aura jamais ce privilège ; c’est pourquoi toutes les générations la disent bienheureuse (cf. Lc 1, 48).

Prenez le temps, vous qui lisez ces paroles, de contempler, en cette période de Noël, ce petit enfant plein de vie, couché dans une crèche : voyez sa mine réjouie, son teint rosé et, surtout, ses lèvres souriantes qui semblent murmurer : « Je suis tellement heureux de m’être fait Homme et de pouvoir, par mes gazouillements, vous dire déjà que je vous aime et que je suis venu pour vous sauver ! »

Prenez le temps de contempler l’Enfant de la Crèche, qui n’est qu’amour et lumière – lumière de Dieu ! C’est lui son Verbe, sa Parole incarnée venue, telle une flamme, pour éclairer les cœurs plongés dans les ténèbres (cf. Jn 1, 4-5). Et saviez-vous, mes enfants, que l’Enfant Jésus a commencé à délivrer son Message de vie et d’amour dès le sein de la Sainte Vierge Marie en faisant tressaillir, par l’action même de l’Esprit Saint, le cœur de Jean-Baptiste, le Précurseur (cf. Lc 7, 21), alors que ce dernier était encore, lui aussi, dans le sein de sa mère (cf. Lc 1, 41) ? Quelle grâce, également, qu’Élisabeth ait pu ressentir, du fond de ses entrailles, ce tressaillement – preuve vivante que les enfants en gestation sont bien des êtres humains à part entière, quoi qu’en disent aujourd’hui nombre de faux docteurs qui tournent le dos à la vérité, tant leur esprit et leur conscience sont souillés (cf. Tt 1, 14-15) et pervertis !

Dieu fait Homme, notre Seigneur Jésus-Christ, a choisi de naître dans une famille dépourvue de richesses matérielles afin de se faire pauvre parmi les pauvres. Mais il a choisi aussi, mes enfants, une famille qui fût de descendance royale, étant lui-même Roi : le Roi des Juifs (cf. Mt 2, 2). C’est pourquoi il reçut l’hommage d’un groupe de sages venus d’Orient pour l’adorer, qui lui firent don de ce qu’ils possédaient de plus précieux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe (cf. Mt 2, 11) – ces trois présents symbolisant, dans la grande tradition de l’Église, sa royauté, sa divinité et sa mort sur la Croix. Dans un monde où les hommes sont trop attachés à leurs seules richesses matérielles, c’est ce que ce même Roi, devenu le Berger d’Israël, possède de plus précieux – la richesse de sa relation avec son Père du Ciel – qu’il apportera, par son Évangile, à toutes les nations.

« Je suis venu, a dit Jésus, jeter un feu sur la Terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12, 49). Ce feu, mes chers enfants, c’est celui de la conversion des cœurs. Et pour que la Flamme ardente de vie et de vérité puisse faire son travail dans le cœur des pécheurs, il a fallu que Notre-Seigneur, qui, pourtant, était Dieu, et qui, pourtant, était Roi, subisse les tortures de sa Passion, de sa Crucifixion et de sa mort sur la Croix. Car le but ultime de cette naissance du Fils de Dieu était qu’il fît au Père du Ciel cette offrande volontaire de toute sa Personne afin que les pécheurs du monde entier pussent, s’ils étaient touchés par la grâce du repentir, être sauvés. Ah ! mes chers enfants, quel valeureux sacrifice que celui du Seigneur Jésus, et combien universelle en est la portée !

Aujourd’hui, c’est Noël dans le Ciel et sur la Terre. Tous les chrétiens sont en fête. Cependant, de quoi se réjouissent nombre d’hommes sur cette Terre en dehors des sapins, des guirlandes, des cadeaux et des dîners de fête ?

Parmi eux, et même parmi vous qui vous dites chrétiens – c’est-à-dire disciples de ce même Seigneur -, combien sont capables d’affirmer : « Je me réjouis car aujourd’hui nous est né Celui qui est venu nous enseigner comment vivre une vie d’amour et de sainteté » ?

Combien sont capables d’affirmer : « Je me réjouis car aujourd’hui nous est né Celui qui est venu nous relever de nos chutes et nous sauver de nos péchés (cf. Mt 1, 21) » ?

Combien, enfin, sont capables d’affirmer : « Je me réjouis car aujourd’hui nous est né Celui qui s’est fait Pain de Vie pour que nous héritions de la Vie Éternelle (cf. Jn 6, 22-71) » ?

Nous, qui lisons dans vos cœurs, voyons bien, mes enfants, que les hommes de la Terre s’éloignent de plus en plus de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, et de l’obéissance à son Église, qui, pourtant, est leur Mère.

Nous, qui lisons dans vos cœurs, voyons bien que même vous qui vous dites chrétiens vivez bien souvent loin du Bon Dieu, ne prenez plus même le temps de vous confesser régulièrement, de recevoir l’Eucharistie et de faire des lectures spirituelles pour nourrir votre âme.

Nous voyons bien que beaucoup choisissent de vivre avec des compagnes et des compagnons sans avoir reçu le sacrement du Mariage pour légitimer leur union devant Dieu.

Nous voyons bien que beaucoup profanent leur corps, qui est le temple de l’Esprit Saint, par de multiples relations illégitimes (cf. 1 Co 6, 18-20) tout en se permettant, sans aucun scrupule, de recevoir l’Eucharistie (cf. 1 Co 11, 23-29).

Nous voyons bien aussi que beaucoup reçoivent l’Eucharistie sans s’être préalablement réconciliés avec leurs frères – au moins en leur pardonnant (cf. Mt 5, 24).

Alors, mes enfants, remerciez le Ciel d’avoir la grâce de pouvoir lire ces messages pour vous aider à revenir dans le droit chemin, et mettez tout votre cœur à y parvenir ! Pour cela, revenez à l’essentiel et ne dénaturez point votre foi, déjà chancelante, en allant consulter voyants, astrologues, devins ou médiums, ou en vous tournant vers des pratiques illicites (cf. Lv 1, 31 ; Dt 18, 10), vers des sectes* ou vers d’autres traditions religieuses. C’est l’Enfant de la Crèche, le Fils unique de Dieu, qui est venu pour vous sauver. Il n’y en a pas d’autres (cf. Is 45, 21) ! Alors, qu’attendez-vous pour lui dire votre amour et lui prouver votre fidélité ?

À la suite de Paul, notre frère bien-aimé, et de notre Seigneur lui-même,  je vous dirai ceci : si vous ne vous convertissez pas du fond du cœur, si vous ne recevez pas régulièrement les sacrements de la sainte Église, mais si, au contraire, vous vous laissez happer par les pièges du Diable, si le Bon Dieu devient le dernier de vos soucis, et si, par-dessus le marché, vous l’accusez, lui, votre Père du Ciel, de laisser tous les malheurs se produire sur la Terre alors que vous-mêmes contribuez, par vos péchés, à laisser s’y installer l’apostasie, ne soyez pas surpris d’avoir à vivre des temps difficiles en ce bas monde !

Car le Bon Dieu n’est pas dupe, mes enfants : il accorde ses grâces et ses dons à ceux qui l’honorent et le prient en esprit et en vérité. Alors, je ne puis que vous exhorter à changer vos cœurs (cf. Jl 2, 13) et à le prier avant qu’il ne soit trop tard et que le monde ne sombre dans le chaos.

Lorsque la Lumière est venue dans le monde, il y a plus de deux mille ans, en la personne de l’Enfant de la Crèche (cf. Jn 1, 9), les forces du Mal ont cherché à l’éclipser : Hérode a voulu faire périr Jésus, et, sur son ordre, ont été mis à mort tous les enfants de moins de deux ans dans Bethléem et tout son territoire (cf. Mt 2, 13 ; 16-18). Ainsi s’est accompli, dans l’épouvante et la terreur, l’oracle du prophète Jérémie (cf. Jr 31, 15).

Aujourd’hui, alors qu’est fêtée la naissance du Rédempteur, le Prince de la Paix, une multitude d’êtres humains de par le monde vivent eux aussi dans l’épouvante et la terreur. Mais c’est à l’idée de se trouver contaminés par un « virus » dont les médias ne cessent de souligner la terrible létalité. Pour vous, mes enfants, écoutez plutôt ce qu’en disent les plus grands spécialistes en virologie et soyez rassurés : après le pic épidémique du printemps, il s’agit aujourd’hui de virus différents qui sont loin de présenter la même virulence. Priez plutôt pour qu’un second virus, frelaté, comme le précédent, de la main de l’homme, ne vienne prendre le relais pour causer plus encore de peur et de victimes.

Quoi qu’il en soit, vous devez exiger, mes enfants, que les remèdes simples et bon marché dont l’efficacité pour traiter ces atteintes virales n’est plus à mettre en doute soient autorisés et mis à la disposition de vos soignants pour vous traiter et vous guérir.

Enfin, n’attendez pas fiévreusement de recevoir quelque prétendu vaccin élaboré par des apprentis-sorciers, qui, eux-mêmes, ne peuvent en connaître la dangerosité sur le long terme et rechigneraient à le tester sur leur propre personne.

Prenez garde, car, croyant à cette panacée pour être protégés, vous risquez, au contraire, de vous retrouver engagés dans un cycle infernal d’effets secondaires et de nouvelles vaccinations dont vous ne pourrez jamais plus vous libérer !

Et je voudrais vous dire, en tant que patron des prêtres de ce pays, que si certains hommes d’Église – quelle que soit leur position – tentent de dédramatiser cette vaccination, et même de l’encourager, ils parlent imprudemment, en dehors de leur vocation, et sans savoir encore de quoi l’avenir sera fait.

Mieux vaudrait qu’ils vous poussent à avoir foi dans le Sauveur qui vient de naître, lui qui a dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera » (Jn 8, 31-32).

Mieux vaudrait qu’ils vous poussent à craindre pour votre âme et à faire tout votre possible pour la sauver plutôt que de redouter la mort à cause d’un « virus » et de vouloir coûte que coûte sauver votre corps par une vaccination, que beaucoup considèrent comme dangereuse et moralement sujette à caution.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, affirmera Notre-Seigneur, quiconque commet le péché est esclave […]. Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jn 8, 34. 36)

L’Enfant qui est né en ce jour de Noël, mes chers enfants, c’est le Libérateur ! Mettez donc en lui toute votre confiance et priez-le, par l’intercession de la Sainte Vierge et des saints du Ciel que vous aimez à vénérer, afin qu’en vos pays, en vos nations, soit détruit le diktat unilatéral des œuvres du Diable tel qu’il se manifeste aujourd’hui. Priez pour que s’effondrent les espoirs des tyrans, que tombent les masques et que la vérité, partout, vous rende libres.

Malgré ces heures de tribulation, je vous souhaite, mes chers enfants, un très Joyeux Noël, qui puisse vous rapprocher plus encore du Bon Dieu, de sa sainte Mère, de Joseph, « terreur des démons », et de tous vos amis du Ciel.

+ Jean-Marie Vianney, prêtre.

* v. Message de saint Paul du 23 août 2020

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry