Message du 14 décembre 2020

Mes chers enfants,

C’est dans des conditions bien difficiles qu’arrive cette année la fête de Noël. C’est pourquoi je remercie particulièrement tous ceux d’entre vous qui s’y sont préparés spirituellement, conscients de ce que représente le temps de l’Avent, et prompts à faire, auprès d’un prêtre de mon Église catholique, une confession sincère pour être absous de leurs fautes avant de me recevoir tout entier dans l’Eucharistie.

Il est, en effet, indispensable pour la vie de votre âme que vous receviez régulièrement le sacrement de la Réconciliation, dont j’ai confié l’administration à mes Apôtres (cf. Jn 20, 23). Le pouvoir de ce sacrement repose sur le mérite que m’a reconnu le Père, satisfait de mon obéissance, de ma Passion et de ma mort sur la Croix pour votre rédemption. Communier le jour de Noël, c’est m’enfanter de nouveau en votre âme pour que je la modèle selon les desseins du Père par l’action de l’Esprit Saint.

Cependant, il est essentiel que chacun de vous puisse m’accueillir en étant conscient de l’Hôte qu’il héberge. Lorsque vous invitez chez vous des parents, des amis ou même des inconnus, ne vous employez-vous point à nettoyer votre demeure avec zèle afin d’éviter jugements et critiques ? Alors, avant de me recevoir dans l’Eucharistie, je vous demande de préparer aussi votre demeure – celle de votre âme – pour ma visite, et de le faire chaque fois que vous le jugerez nécessaire. Non pas qu’une âme souillée ou qu’un corps rendu impur, alors qu’il devrait toujours être le temple de l’Esprit, puisse nuire à l’intégrité de ma Personne, mais afin qu’une communion indigne, sans discerner mon Corps et mon Sang, toute mon humanité et toute ma divinité, ne vous conduise, comme vous l’a expliqué Paul, à votre propre condamnation (cf. 1 Co 11, 17-34).

Avec l’avènement des technologies nouvelles et leur possibilité de vous entraîner si facilement dans le péché, cette civilisation s’est placée peu à peu sous l’emprise du Démon, et beaucoup d’entre vous – particulièrement les jeunes – éprouvent de grandes difficultés à discerner le bien du mal, succombant à de multiples tentations. En effet, ce que vous enseigne mon Église d’un côté, l’évolution malsaine de vos sociétés le détruit de l’autre.

Parents, je sais combien il est pour vous difficile d’élever vos enfants dans un environnement aussi malsain (1). Vous devez cependant persévérer sans faiblir : éduquer, expliquer, mettre en garde, mais aussi encourager, féliciter, relever, consoler et soigner avec amour sans jamais céder à des requêtes qui pourraient nuire gravement au salut de leur âme. Vous devez obtenir leur confiance et dire clairement ce qui est bien et ce qui est mal, le but n’étant pas de les frustrer mais de les responsabiliser, de leur apprendre à se protéger des pièges de ce monde, de ses tromperies, de ses mensonges et de ses séductions, de les aider à grandir. C’est ce qui s’appelle, à proprement parler, les « élever ».

Ainsi, tout en nourrissant vos enfants pour qu’ils croissent harmonieusement dans leur corps, vous devez aussi nourrir leur âme afin de vivifier leur vie spirituelle de chrétien et d’attiser en eux le désir de sainteté pour qu’il y brûle toute leur vie durant. Ne baissez pas les bras, chers parents, car même si vos enfants vous reprochent de les tancer parfois un peu fort, sachez qu’ils en comprendront un jour les raisons et qu’ils vous en remercieront. Et vous serez heureux de les voir donner eux-mêmes à leurs propres enfants une éducation identique.   

Accueillez-moi dans votre cœur, mes fils et mes filles, moi, votre seul Seigneur et  Sauveur. Laissez-moi venir, en ce temps de Noël, vous aimer, vous apaiser, vous consoler, vous rassurer et vous redonner courage et confiance : je veux être là pour vous. En échange, adressez-moi vos prières sous les auspices de ma sainte Mère pour l’avenir de vos pays et de vos continents car si vous ne priez pas suffisamment, si vous ne faites pas pénitence, si vous ne me laissez pas changer vos cœurs de pierre en cœurs de chair (cf. Ez 11, 19 ; 36, 26), légions de démons vont continuer d’infester les esprits des hommes pour les inciter, sous la direction de l’Adversaire, à la destruction de l’humanité et de la création tout entière.

Déjà, lorsque j’étais sur cette Terre, le Diable me prit avec lui sur une très haute montagne, me montra tous les royaumes du monde avec leur gloire, et me dit que de tout cela il me ferait don si je consentais à me prosterner devant lui pour lui rendre hommage (cf. Mt 4, 8). D’une simple phrase se référant à l’Écriture, je le rabrouai. Cette même proposition, Satan l’a faite aussi aux précurseurs et fomentateurs du « mondialisme », qui, inspirés par les principes révolutionnaires les plus radicaux, œuvrent depuis des décennies à la mise en place d’un plan machiavélique pour asservir l’humanité entière et la mettre sous leur joug. Malheur à eux car ils font affront à leur Créateur en se prenant pour des dieux !

C’est pourquoi je vous dis : restez sur vos gardes, mes enfants, sinon ces hommes et ces femmes continueront à semer la peur et le doute, à vous manipuler, à vous museler, à s’infiltrer partout pour démanteler vos sociétés, détruire vos familles, pervertir vos enfants, abolir la morale, créer de graves déséquilibres, et dresser les uns contre les autres hommes et nations (2).

Quand je suis entré dans Jérusalem, j’ai commencé par chasser du Temple vendeurs et acheteurs (cf. Mt 21, 12-13). C’est ce qu’il convient de faire aujourd’hui dans vos pays, qui sont devenus des repaires de brigands et des tanières de bêtes féroces ! Vous n’avez pas idée de la portée de toute cette corruption. Vous me direz : « Seigneur que pouvons-nous faire ? Nous ne sommes rien pour lutter contre un ennemi de cette envergure ! ». Mais je vous réponds : mes enfants, relisez donc l’épisode du combat de David contre Goliath (cf. 1 S 17, 1-58) et vous verrez combien la foi en Dieu d’un seul et son ingéniosité peuvent vaincre sans merci un ennemi qui, aux yeux de tous, semblait invincible.

Prenez conscience, mes chers petits, de la gravité de la situation, car vos ennemis sont dans la place. Ils se sont infiltrés jusqu’au cœur de nombreuses nations. Ne les écoutez pas et priez la Trinité Sainte par l’intercession de ma sainte Mère, Dame et Reine de tous les peuples, et de tous les saints que vous aimez, pour qu’elle leur réserve le même sort d’impuissance qu’aux habitants de Babel (cf. Gn 10, 1-32).   

Or, il est vrai que je vous ai dit d’aimer vos ennemis, mais je veux être clair : cela ne signifiait pas vous faire asservir par eux et les laisser détruire votre pays, la France, fille aînée de l’Église, et votre foi. Je voulais dire ne pas nourrir contre eux de pensées de haine ou du ressentiment à cause de leur comportement, mais prier pour eux afin qu’ils se convertissent à la foi catholique et rejoignent le droit chemin. N’oubliez pas que je vous ai aussi invités à être prudents comme les serpents (cf. Mt 10, 16) car si vous pactisez avec eux, ces ennemis de la Vérité vous poignarderont sans vergogne une fois que vous aurez tourné le dos.     

Je vous bénis, mes chers enfants,

Jésus

(1) v. Message du 11 novembre 2018 et Message du 18 décembre 2018, Un Souffle qui passe…, Tome 3.
(2) v. Message du 26 juin 2020.

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry