Message du 27 mars 1994

Mon fils,

Tu as le soutien de ma grâce. Ne te décourage pas. Je suis toujours avec toi. Sache que les épreuves et contrariétés que tu connais ne sont rien comparées aux souffrances de certains de tes frères ou à celles de mon Calvaire. Unis-les donc aux miennes sans leur attacher d’importance. Médite, en cette semaine sainte, sur les affres de ma Passion, et unis ton cœur au mien plus fort encore.

Ne t’attarde pas sur les accusations qui sont portées contre toi : elles ont pour origine l’incompréhension et la jalousie des hommes. Prie pour ceux qui te blessent. Je transformerai leur cœur.

Reste sage, mon fils, et fuis l’exaltation. Je veux que tu sois un modèle d’équilibre, d’obéissance et de discrétion. Prends rendez-vous avec ton évêque et parle-lui de ta vie. Écris au Saint-Père une lettre brève et toute simple qui puisse lui être remise en main propre. Ne te soucie de rien. Lorsque je dirige une œuvre, mon Église en retire toujours des fruits de conversion.

Crois, mon fils. Ta foi n’est pas assez forte. Crois que je parle à ton cœur  comme un père ou une mère parle à son enfant. Je ne te force pas à écrire. Je ne t’impose pas ma présence. Je suis simplement avec toi pour t’apprendre à aimer. Quand tu le veux, tu peux m’adorer avec ton ange dans le temple de ton cœur et me demander conseil. Ne t’attarde pas sur toi-même et ne te laisse pas troubler par la tentation, que tu confonds trop volontiers avec le péché lui-même. Un homme aurait beau être témoin des horreurs d’un champ de bataille, s’il porte une cuirasse, la folie meurtrière de l’ennemi n’aura sur lui aucun impact. Revêts donc ma cuirasse, mon fils, celle de la foi, de la fidélité et de l’obéissance, et il ne t’arrivera aucun mal.

Dis à ton frère spirituel de s’efforcer, en toute circonstance, de conserver en son cœur le calme et la douceur qu’il connaît au sortir de la confession, et toi, mon fils, conserve ta patience et ne te laisse pas exaspérer par de menus détails. Dans l’opposition, apprends à te taire et offre-moi ton silence pour une âme du Purgatoire ou une conversion. Le sens du sacrifice comme monnaie spirituelle pour obtenir mes grâces est aujourd’hui de plus en plus oublié. Pourtant, n’est-ce pas par mon Sacrifice que j’ai donné à l’homme la Vie Éternelle ?

Que ce message te redonne la paix, le courage et la confiance. Conserve ton discernement car il est bon. L’Esprit Saint ne souffle ni dans l’anarchie, ni dans le déséquilibre, ni dans la démesure, et moi, je te le dis : il est le bon sens même. N’oublie jamais cela, mon fils.

Je te bénis, toi, ton directeur spirituel, ton frère spirituel, vos familles, vos amis et tous les prêtres et religieux qui soutiennent cette œuvre.

 Jésus