Message du 5 janvier 1983

Chers frères,

Il est bon que l’homme ne soit pas ingrat et, lorsqu’il a péché, qu’il n’accuse pas son Dieu.

Dieu permet la tentation, Il permet l’épreuve, Il permet la mort mais Il ne les désire pas. Bien souvent il vous semble que vos épreuves sont injustes ou peu méritées. Si vous teniez compte de votre hérédité, vous comprendriez que vous n’êtes pas égaux, même à votre naissance. L’inégalité est née du Péché et c’est l’homme qui, tenté par le Serpent, a déterminé la source des inégalités en perdant la Grâce. C’est en laissant pénétrer en lui le Mal que l’homme s’est corrompu lui-même et a commencé à transmettre cette corruption aux générations qui lui ont succédé.

Ce n’est que par la voie de la discipline et de la sagesse que votre être entendra raison. Ce n’est que par la prière et la communion constante avec le Ciel, avec l’Esprit Saint, que vous vous débarrasserez de vos tares. Sachez de jour en jour mieux vivre, mieux penser, mieux aimer. La vie terrestre a son charme lorsqu’elle est vécue dans la paix, la fraternité et l’intimité avec le Seigneur.

N’oubliez pas que votre Dieu est venu en Personne pour vous montrer la voie qu’il faut suivre. Chacun veut y parvenir à sa façon, mais rares sont les résultats fructueux. Certains croient atteindre le but mais, en fait, rien n’est jamais acquis. Jusqu’au dernier moment, vous êtes soumis aux tentations du Destructeur. Il règne sur la terre impitoyablement, et, pour lutter contre ses assauts efficacement, vous devez être vigilants. Éloignez-le de vous en évitant les pièges des tentations et les fréquentations frivoles. Leur influence est souvent néfaste à qui n’est pas encore assez pur ni assez fort. En fait, cette lutte acharnée peut se poursuivre jusqu’à la fin de vos jours si vous ne demandez au Seigneur la paix de votre âme : Pax ! Pax animae !

Les lectures spirituelles élèvent l’âme et il est bon de les méditer souvent. Cela est également une forme d’oraison. Le Seigneur peut choisir d’arroser votre jardin d’une averse de paix qui l’abreuve pendant quelque temps. Alors, vous ne vous reconnaissez plus : vous êtes sous l’effet de la Grâce Divine, de l’Agneau de Dieu, Celui qui enlève le Péché du monde. Il habite en vous et vos pensées, votre raison, votre conscience, votre corps tout entier boivent à la source de ce Divin Breuvage d’Amour. Tout votre être participe alors à l’accomplissement de la Volonté Divine.

Mais que vos yeux se portent quelque temps – toujours trop de temps – sur le fruit d’une convoitise et, hélas !, vous êtes absorbés, engloutis dans le péché par l’objet même de votre désir. « Si ton œil te porte au péché, arrache-le, dit l’Évangile. Si ta main te porte au péché, coupe-la » (Mc 9, 43-48). Il ne faut pas, bien sûr, prendre ces paroles à la lettre. Elles seraient trop cruelles. Alors que signifient-elles ? Qu’il faut tuer le désir du péché en soi dès le moment de la tentation. La tentation ainsi rejetée, votre esprit n’est point pénétré du désir de pécher et vous êtes délivrés du Mal qui ne pénètre plus en vous. Si l’objet de votre convoitise prend trop d’importance, la formation d’idées et d’images mentales ne tardera pas à intéresser les esprits mauvais, qui, avides de satisfactions terrestres de tout ordre, vous inciteront à leur donner libre cours. Il est alors trop tard car l’esprit chassé revient avec sept autres esprits et ils violent la demeure sacrée de votre être pour vous pousser au mal. Tout cela est très grave et il est souhaitable pour votre progression spirituelle et votre vie de foi que vous compreniez et appliquiez ces conseils. Que le Seigneur vous aide à y parvenir.

+ Vos frères dans la Paix