Message du 8 juin 1984

Bien chers frères dans le Christ,

Méfiez-vous des apparences et apprenez à vivre en véritables chrétiens.

Il était une fois une sœur qui, alors qu’elle était en service à l’hôpital, préférait abandonner ses malades pour assister à la Sainte Messe à la chapelle. Un jour, un malade rendit l’âme alors qu’elle aurait pu lui porter secours si elle avait été à son poste…

Que cette petite anecdote vous fasse prendre conscience de la notion de devoir d’état. La pratique de la religion à travers la Sainte Messe et les Sacrements est excellente pour l’âme puisqu’elle y rencontre son Seigneur, mais nul ne doit négliger son devoir d’état sous prétexte de piété. Le travail bien fait est, en effet, le prolongement de la présence du Seigneur dans le cœur de chacun. Faudrait-il que vous vous trouviez dans la situation de la sœur que nous venons de citer pour que vous vous en rendiez compte ?

De plus, si malgré vos dévotions, sommeillent en votre cœur de mauvais sentiments ou même un simple pincement au sujet de l’un de vos frères, vous aurez beau assister à tous les pèlerinages de la terre, à toutes les cérémonies – même les plus spirituelles –, vous  aurez beau recevoir le Sacrement de la Confession, tant que vous ne serez pas réconciliés avec votre frère, votre cœur ne pourra être totalement en paix. Puisse une petite voix au fond de vous-mêmes toujours vous rappeler cela.

À présent, nous demandons à notre messager d’ouvrir la Sainte Bible une première fois sous l’influence de l’Esprit Saint et de recopier le passage d’Évangile que nous désignons :

« Que celui d’entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter la pierre » (Jn 8, 7).

Puis une seconde fois :

« Pour nous, il nous faut aimer, parce que Lui nous a aimés le premier. Si quelqu’un dit : ‘J’aime Dieu’, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. Celui en effet qui n’aime pas son frère qu’il voit ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas. Et voici le Commandement que nous tenons de Lui : ‘Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère’ » (1 Jn 4, 19-21).

Que ces deux passages donnés sous l’influence de l’Esprit soient pour vous sources de méditation et de réflexion. « Haïr » n’est pas seulement détester, « haïr » est aussi ressentir de la rancœur, éloigner de soi son frère, et, à ce sujet, nous vous demandons d’écouter un troisième et dernier passage donné par l’Esprit :

« Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises » (2 Jn 10-11).

Avant d’éloigner de vous votre frère, faites preuve de discernement. Toute querelle relève de l’incompréhension entre les êtres humains. Cela porte les uns à proférer des paroles désagréables contre les autres et ensuite à faire souffrir terriblement… Si votre frère est chrétien, posez-vous des questions ! Analysez votre propre comportement au lieu d’analyser sans cesse celui de l’autre. Si l’autre vous fait du mal, soyez conscients que vous avez pu ou pouvez encore lui en faire aussi. Éloigner un frère de votre maison, si ce frère est chrétien, n’est pas concevable dans la même foi qui vous unit. Soyez doux, frères, aimez-vous les uns les autres, et, dans la Paix du Christ, ne vous contentez pas de pardonner mais faites un pas vers l’autre et parlez avec lui, afin que chacun regrette ses propres excentricités. Terminez cet entretien par une poignée de main ou une embrassade fraternelle sans rancune et seulement à ce moment-là, vous vous sentirez pleinement dans la Paix de Jésus-Christ.

Tout cela coûte, bien chers amis, comme coûte cette démarche d’humilité, cet acte d’humiliation qui consiste à confier concrètement ses péchés à un prêtre de l’Église. Le Pardon de Dieu est une chose, celui de vos frères en est une autre, et ces deux pardons se complètent. Lorsque deux personnes se heurtent, Dieu sait ce qu’elles peuvent souffrir ! Blessées dans leur fierté ou dans leurs sentiments, elles restent chacune de son côté dans le silence, déçue par l’attitude de l’autre, chagrine ou stupéfaite… Frères, il ne faut pas en rester là ! Le Seigneur désire vous voir réunis de nouveau dans Sa Paix lorsque vous partagez la même foi. Alors pourquoi cette phrase de la Sainte Bible ? Quels sont donc ces frères qu’il faut éloigner de soi ? Dieu pourtant n’a-t-Il pas voulu que les hommes s’aiment les uns les autres ?

Il s’agit, chers frères, d’éloigner de vous les êtres qui sont sous l’influence des esprits mauvais et du Démon. Car ceux-ci ne partagent pas la même foi, ils sont avides de jouissances et cherchent à corrompre ce qui est pur, à compliquer ce qui est simple. Sachez renoncer à leur contact pour trouver Dieu, mais, en contrepartie, priez pour eux afin que le Seigneur leur donne un signe et les appelle à leur tour. Le Démon est trop fort, et, si vous côtoyez ces personnes, ces faux prophètes de votre temps – qui bien souvent appartiennent au monde du spectacle et aux sciences en « psy » et croient avoir tout découvert pour « libérer » l’homme alors qu’ils ne font que l’aliéner davantage -, faites tout votre possible pour ne pas vous laisser séduire par leurs arguments ! Nous voulons vous protéger du mal et c’est en évitant le Mal et ses suppôts que vous franchirez un nouveau pas vers le bien et la Voie qui mène à Dieu, votre Père.

Si donc entre chrétiens vous avez quelque chose à vous reprocher, rencontrez-vous, discutez dans la paix et que le Seigneur vous aide et vous guide. Qu’Il vous apporte Sa Paix afin que, comme autrefois, vous soyez de nouveau réunis dans le Christ.

Tout cela est absolument essentiel avant d’aller plus avant dans la Voie de Dieu. Que le Seigneur soit avec vous et vous inspire.

+ Vos frères dans la Paix