Message du 21 mars 2020

Mon fils,

Reste-moi fidèle, et aide tes frères à ne pas se laisser aveugler par le Séducteur lorsqu’il s’agit du domaine de la vie après la mort, car – je vous ai déjà mis en garde (1) – il y excelle particulièrement.

Lorsque tu lis ou écoutes des témoignages de personnes qui affirment avoir vécu une expérience de mort imminente (EMI), tu y perçois souvent un décalage par rapport à ce que tu sais sur les Demeures Célestes et aussi par rapport à tes propres aspirations. Tu ne te trompes pas. Conserve ta foi, ta spiritualité et fuis le monde de l’illusion. Car les personnes qui disent revenir de l’au-delà peuvent, certes, avoir vécu des moments d’émotion intense, mais n’ont eu des Demeures Célestes et de leurs habitants qu’une vision extrêmement limitée et superficielle. Un peu comme si une créature venue d’une autre planète atterrissait en plein désert et en repartait avec la ferme conviction que la terre entière n’est qu’une immense étendue de sable…

Tu dois aussi savoir que les perceptions vécues par ces personnes lors d’EMI restant liées à leur psyché, à leur histoire, à leurs mémoires conscientes et inconscientes, à leur sensibilité, à leurs peurs, à leurs aspirations, à leur volonté, et aussi à des influences qui leur sont extérieures – comme celles d’esprits, d’anges ou de démons -, la réalité concrète des demeures visitées peut être distordue par tout cela. Quand tu rêves, mon fils, il te semble qu’il s’agit bien de la réalité alors qu’il n’en est rien. Mais un rêve peut devenir songe sous l’influence d’En-Haut et exprimer alors des réalités et des vérités irréfutables.

Ceux qui affirment revenir de l’au-delà et avoir rencontré l’Amour inconditionnel devraient se montrer plus prudents, car cela peut donner à comprendre que quoi qu’un homme ait pu faire sur cette terre, je me montrerai toujours bienveillant envers lui à sa mort. Ce qui importe, mon fils, c’est que chaque être humain ait, avant sa mort, une prise de conscience honnête de ses fautes et en éprouve une contrition sincère. C’est pour cela qu’il est si important de mener une vie droite et de recevoir, avant de mourir, le sacrement de Confession, que vous appelez aussi le sacrement du Pardon ou de la Réconciliation, avec tout ce qu’il implique – sacrement reçu par l’entremise de mes prêtres, à qui j’ai confié la tâche de pardonner les péchés (cf. Jn 20, 23).

Il ne viendrait pas à l’idée de parents, même les moins avisés, de récompenser leurs enfants lorsqu’ils ont fait des bêtises et nient les avoir commises. Alors, pourquoi le Père du Ciel le ferait-il ? Le repentir, en effet, est une condition nécessaire avant de pouvoir accéder pleinement aux Demeures Célestes.

En outre, les descriptions que donnent de ces demeures ceux qui disent les avoir visitées sont, la plupart du temps, très identiques à ce que vous trouvez sur Terre, et les activités de leurs habitants très proches de celles qu’ils avaient l’habitude d’y pratiquer. Tu es étonné, mon fils, par ces similitudes, là où d’autres s’extasient ou s’émeuvent. Rassure-toi, car les Demeures Célestes dépassent en beauté tout ce que tu peux imaginer, et elles ne te décevront pas.

Enfin, les relations établies par ces personnes avec ceux qui sont identifiés comme des parents ou des amis décédés sont principalement vécues dans le champ émotionnel, et lorsqu’il y a communication, il y est, comme par hasard, rarement question de la foi catholique et du Dieu un et trine…

Tire de tout cela, dans la prière, les conclusions qui s’imposent, mon fils. Je t’aiderai à conserver ton discernement.

Tu vas apprendre, mon fils, le décès d’un de tes amis âgé, qui vient rejoindre ici son épouse. Il m’aime et il aime profondément ma sainte Mère. Ses prières vont être promptement exaucées (2).

Je te bénis, ainsi que ton frère spirituel, ton directeur spirituel, vos familles, vos amis, et les pasteurs et prêtres qui soutiennent cette œuvre.

Jésus  

 

(1) v. Message du 1er novembre 2019 (III), Un Souffle qui passe…, Tome 3.
(2) L’ami en question a rejoint la Maison du Père le jour même, d’une mort naturelle.

 

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry