Message du 8 janvier 2024 (II)





Frères bien-aimés,

Pour ce qui est des « couples » de même sexe qui ont des relations contraires à la loi naturelle – considérées dès l’Ancien Testament comme de graves dépravations (cf. Lv 18, 22), et encore aujourd’hui par l’Église catholique comme des actes intrinsèquement désordonnés (1) -, ils sont de facto en situation irrégulière.

Il est clair que si deux partenaires de même sexe, hommes ou femmes, brûlent de désir l’un pour l’autre (2), la morale chrétienne, fidèle à l’Écriture Sainte et à la Tradition, exige – sans pour autant les juger en tant que personnes – qu’ils ne se livrent point à de tels actes, qui les couperaient de l’amitié de Dieu (3). C’est là que doivent s’éduquer la volonté et le courage tout autant que les vertus de prudence, de tempérance, de force et de piété chez ceux qui se trouvent affectés par cette orientation, quelle qu’en soit la cause.

Les jeunes gens et jeunes filles croyants et pratiquants qui, souvent depuis leur enfance, se sont trouvés plus ou moins « attirés » par des personnes de leur propre sexe mais qui – je les en félicite – ne sont jamais passés à l’acte parce qu’ils aiment le Seigneur Jésus d’un amour authentique, considèrent généralement cette sensibilité comme une épreuve, voire comme une profonde blessure, qu’ils préfèrent occulter comme ils dissimuleraient une cicatrice. Ils savent, par leur éducation chrétienne et aussi par une conviction ancrée tout au fond de leur cœur, que satisfaire de tels désirs dans la chair serait un grave égarement et une abomination aux yeux de Dieu (cf. Lv 20, 13). C’est pourquoi je les encourage à toujours rester fidèles au Seigneur Jésus – et cela en usant de tous les moyens que la sainte Église met à leur disposition pour les aider à réaliser dans leur vie la volonté du Père du Ciel, qui est que « pas un seul de ces petits ne se perde » (Mt 18, 14) : outre l’usage des sacramentaux (bénédictions, eau bénite, et parfois exorcismes si cela s’avère nécessaire), il est indispensable qu’ils pratiquent aussi régulièrement les sacrements (Confession fréquente, Eucharistie, sacrement de l’Onction des malades s’ils le souhaitent) et qu’ils bénéficient de la direction spirituelle d’un bon prêtre qui sache les encourager à mener une vie saine et chaste, toute tournée vers le Seigneur Jésus-Christ, où de saines amitiés peuvent toujours être vécues lorsqu’elles restent franches et sans équivoque (4).

Cependant, cela est d’autant plus difficile aujourd’hui que, dès leur enfance, garçons et filles peuvent souvent avoir accès, sur Internet, à des sites pornographiques ou à des sites de rencontres, qui, pour les premiers, les abreuvent d’images malsaines – dont ils deviennent les esclaves dans l’impureté – et, pour les seconds, les entraînent dans des échanges qui peuvent mettre aussi en grand péril leur corps tout autant que leur âme. En outre, l’éducation sexuelle païenne qu’ils reçoivent inévitablement en milieu scolaire (5) et l’influence des médias, qui portent la griffe de la théorie du genre, ne peuvent que semer la confusion dans leur esprit. 

Pour les partenaires – hommes ou femmes – qui se prétendent catholiques mais n’ont aucun désir de vivre chastement parce qu’ils ne voient pas pourquoi ils auraient à le faire, ils sont, croyez m’en, dans l’aveuglement le plus total. Certains d’entre eux qui disent vouloir vivre dans la fidélité vont même, en s’autojustifiant, jusqu’à revendiquer le droit de se marier religieusement et de voir cautionner par l’Église leurs relations charnelles contre nature alors que la plupart ne sont pas pratiquants. Qu’ils sachent que cela est tout simplement impossible à la lumière de la morale chrétienne, et pour cause !

D’autres personnes encore se prétendent également catholiques tout en vivant dans le libertinage le plus infâme, tels les païens du même acabit. Ce que j’ai écrit dans mon Épître aux Romains (v. Rm 1, 18-32) reste, les concernant, toujours d’actualité. Les ténèbres remplissent leurs cœurs, qu’elles privent d’intelligence et de raison, et leur font idolâtrer les corps charnels et les convoiter sans retenue. Sous l’emprise d’émotions exacerbées et de pulsions élémentaires, elles se livrent à une sexualité addictive qui, chaque jour, déshonore et avilit un peu plus leur corps. Mais ce n’est pas tout ! Comme elles n’ont plus la connaissance du vrai Dieu, ayant souvent abandonné délibérément la foi dans le Christ Jésus et le respect des Commandements, elles laissent les puissances des ténèbres, friandes d’impureté, contrôler leur esprit et même leur corps, leur ôter tout jugement en matière de morale, stimuler leur orgueil et leurs émotions, et les maintenir dans une forme de perversité et de dégradation dont seuls des êtres sous l’emprise du Mal peuvent parvenir à retirer quelque fierté.

C’est pourquoi j’exhorte, par ce message, tous ceux qui s’acharnent à vouloir réformer la morale catholique dans le sens d’une inadmissible permissivité, à ne pas se comporter comme des écervelés, voire des suppôts de Satan, en revendiquant de prétendus amendements que l’Église, fidèle aux Saintes Écritures et à la Tradition, ne devrait jamais leur concéder. Qu’ils fuient plutôt la débauche (cf. 1 Th 4, 3-6), se laissent toucher par la grâce, reconnaissent leur péché, changent leur cœur et luttent pour mener une vie droite et paisible, car celui qui se livre à la débauche pèche gravement contre son propre corps, qui est un sanctuaire de l’Esprit Saint, dont Dieu a fait à l’homme le don (cf. 1 Co 18-19).

Si un jour l’Église, Corps Mystique du Seigneur Jésus, à cause de l’affadissement de la foi et du manque de ferveur de son clergé tout autant que de ses fidèles, en venait malheureusement, en ses hautes instances, à accepter de telles choses à l’encontre même du sensus fidei (6), elle se verrait ensevelie pendant quelque temps dans les ténèbres pour se relever ensuite, par la grâce et la bonté de Dieu, sans rien avoir perdu de l’immuable Vérité dont elle est la Gardienne, renaissant comme le phénix et plus resplendissante que jamais.

Je vous bénis, frères bien-aimés.

+ Paul, Apôtre de Jésus-Christ

(1) Catéchisme de l’Église catholique, Chasteté et homosexualité, nn. 2357-2359.

(2) De même, les couples hétérosexuels pèchent lorsqu’ils ont des relations charnelles en n’étant pas mariés religieusement, ou lorsqu’ils le sont et commettent l’adultère – v. CEC, nn. 2380-2381 et Message du 8 janvier 2024 (I) de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ.

(3) V. Message du 15 juin 2022 de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ.

(4) V. Message du 15 juin 2022 de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ, note 8.

(5) V. Message du 26 juin 2020 de notre Seigneur Jésus-Christ, note 4.

(6) V. Message du 9 avril 2023 de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ, note 3.

Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle o.b., docteur en théologie, en droit canonique et en droit civil.