Message du 15 juin 2022





Frères bien-aimés

Il est de mon devoir, en tant qu’Apôtre des nations, de continuer, dans la communion des saints, à vous guider, pour que vous puissiez traverser ces temps difficiles avec confiance, dans la foi et le respect de l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ et de la saine doctrine.

Je vous encourage donc à lire ou à relire les chapitres 3 et 4 de ma Seconde Épître à Timothée : vous y trouverez la description de tout ce qui doit advenir en ces temps, qui sont les derniers – c’est-à-dire ceux qui séparent la mort du Seigneur Jésus sur la Croix et sa Résurrection de sa venue dans la gloire, dont, je vous le redis, nul ne connaît le jour ni l’heure (cf. Mt 24, 36). Vous ne manquerez pas d’y découvrir de frappantes similitudes avec l’état de déliquescence dans lequel se précipite aujourd’hui votre pauvre monde, que le Royaume de Dieu n’intéresse  plus.

En effet, en élisant imprudemment des gouvernants vénaux qui troquent la vérité de Dieu contre le mensonge (cf. Rm 1, 25), qui font fi de la morale chrétienne et sapent petit à petit toutes les valeurs qui servent à renforcer le lien social, l’amour du prochain et l’amour de la patrie, vous ne récoltez que ce que vous avez semé : des hommes et des femmes qui, sous l’emprise du Diable et par leur injustice, font obstacle à la vérité (cf. Rm 1, 18), manipulent les populations, les asservissent et les conduisent peu à peu au désastre.

Si vous avez encore une once de discernement, mes frères, de grâce, sortez de la fascination qu’exercent sur vous ces dirigeants de malheur qui prétendent agir pour votre bien et celui de vos enfants, mais vous mentent effrontément pour arriver à leurs fins. Détournez d’eux les yeux et revenez à la réalité pour constater objectivement l’étendue du désastre : destruction de l’identité sexuée telle que Dieu l’a voulue – « homme et femme il les créa » (Gn 1, 27) – ; destruction du couple et de la famille, composée d’un père, d’une mère et de leur progéniture tels que Dieu les a voulus (cf. Gn 2, 24 ; Ps 127 [Vulg., 126], 3-4)  ; destruction de l’innocence des enfants (cf. Lc 17, 1-2), qu’ils entendent cupidement pervertir et formater sexuellement et intellectuellement à leur manière (1) ; destruction des personnes âgées, qui n’ont pour eux plus aucun intérêt (cf. Lv 19, 32) ; destruction, enfin, de la liberté des personnes et de la gestion de leur vie et de leurs biens, qu’ils ont également pour objectif ultime de contrôler très largement.

Les « méchants » sont dans la place, frères bien-aimés ! Ils y sont parce que vous-mêmes les y avez invités, et la situation est gravissime. Alors, que faire ? Prier, prier inlassablement et mener une vie sainte pour tenter d’infléchir le cœur de Dieu comme l’a fait Abraham en faveur de Sodome (cf. Gn 18, 1-33).

Car c’est à cause de l’affadissement de la foi dans le Seigneur Jésus-Christ, du désintérêt pour les choses saintes et le Royaume de Dieu, et, parallèlement, de l’attirance pour le lucre et les choses matérielles, le sexe et le pouvoir, que la loi morale, avec la complicité des États, s’est peu à peu désagrégée, que les mœurs se sont relâchées et que le monde est parti à vau-l’eau.

Faute d’ecclésiastiques à la parole de feu, capables d’exhorter les foules en leur prodiguant un enseignement spirituel de qualité conforme à la saine doctrine (cf. Tt 1, 9), nombre de gens subissent une véritable corruption de leur intelligence sous la pression des bavardages des impies (cf. 2 Tm 2, 16) qui, malheureusement, se propagent aujourd’hui partout comme la gangrène (cf. 2 Tm 2, 17). Alors, ils détournent l’oreille de la vérité pour se tourner vers des fables (cf. 2 Tm 4, 4), et vivent comme des païens, se réjouissant du relâchement des mœurs, qui leur ouvre impunément la porte à toutes les licences. Il leur arrive ce que dit en vérité le proverbe : le chien retourne à son vomi, l’insensé revient à ses folies (cf. Pr 26, 11), et la truie, sitôt lavée, se vautre dans la boue (cf. 2 P 2, 22).

Je vous l’ai dit bien des fois, mes frères : veillez à ce que nul ne vous égare (cf. Col 2, 4) par des paroles spécieuses et trompeuses, fondées sur des préceptes humains et non sur le Christ Jésus (cf. Col 2, 8). Car, jusqu’au plus haut sommet de l’Église, sévissent aujourd’hui une fausse charité et une fausse justice qui poussent des ecclésiastiques à vouloir satisfaire – qui plus est, au nom de la divine miséricorde ! – l’inaccordable à des hommes et des femmes en situation de péché, afin qu’ils se sentent accueillis et aimés plutôt que jugés, marginalisés ou exclus, et, par là même, blessés.

Mes frères, c’est justement là que le bât blesse ! car aussi miséricordieux que soit le Seigneur Jésus, il ne peut cautionner des choses qui ne sont pas compatibles avec son propre enseignement. C’est ce qu’il vous signifie lorsqu’il dit : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48)

Cela me conduit à aborder à nouveau la question des personnes qui vivent en situation d’adultère – c’est-à-dire qui ont des relations charnelles avec une autre personne que leur époux ou leur épouse légitime – et pensent pour différentes raisons qu’elles peuvent continuer d’accéder à la sainte communion. Sans aucune équivoque, je vous l’affirme, au nom du Christ Jésus lui-même : il ne s’agit pas d’une question d’opinion !

Si ces personnes veulent recevoir le Corps du Christ, elles doivent d’abord s’en montrer dignes : soit en se séparant de leur nouveau conjoint, soit en vivant avec lui en frère et sœur – c’est-à-dire en s’abstenant de toute relation charnelle -, soit en obtenant une déclaration de nullité de leur Mariage auprès de l’Église catholique. Car, en abandonnant celui ou celle qui, jusqu’à preuve du contraire, est leur conjoint légitime devant Dieu, pour aller s’unir avec quelqu’un d’autre, elles deviennent adultères (cf. Ex 20, 14 ; Mt 5, 27-30 ; He 13, 4). C’est cette situation de péché qui les coupe des conditions requises par l’Église pour recevoir l’Eucharistie, et qui fait que, se nourrissant indignement du Corps du Christ, elles devront en répondre au Tribunal de Dieu (cf. 1 Co 11, 27-29). Et je vous l’affirme également, mes frères : tout ecclésiastique qui, connaissant bien leur situation, les laisse néanmoins accéder à la communion, devra lui aussi en répondre au Tribunal de Dieu, car l’Eucharistie n’est pas un dû !

Dans la parabole des Invités de la Noce, le Seigneur Jésus parle de ce qu’il advient de l’homme qui ne porte pas le vêtement adéquat. Après avoir examiné les convives, le roi, en effet, fait jeter celui-là dans les ténèbres du dehors, où il y a des pleurs et des grincements de dents (cf. Mt 22, 11-13). Cette parabole, bien qu’elle soit une allégorie de l’Église Triomphante – c’est-à-dire du Royaume des Cieux – s’applique tout autant à l’Église Militante – c’est-à-dire celle de la Terre : votre Église. C’est pourquoi je vous invite, frères bien-aimés, à lire ou à relire mon message sur l’adultère et la fornication (2), où j’ai expliqué clairement tout ce qui doit en être dit.

Il y a aussi le cas des hommes et des femmes qui, quelle qu’en soit la cause, avilissent leur propre corps en se livrant à des rapports contre-nature (cf. Rm 1, 24-27), ou qui décident de changer, par le biais de la chirurgie, leur identité sexuelle sans y être contraints pour des raisons médicales, à l’instar des hommes infidèles à la loi, qui, au temps des Maccabées, reniaient l’Alliance sainte en effaçant les traces de leur circoncision (cf. 1 M 1, 15). Je vous parle de ces personnes parce qu’à cause de la libération des mœurs, vos sociétés voient leur nombre grandir, et qu’aujourd’hui, de plus de plus d’adolescents et de jeunes adultes baptisés sont concernés par ces questions. Nombre d’ecclésiastiques insouciants les laissent accéder à l’Eucharistie, prétextant que, n’ayant pas choisi leur condition homosexuelle, ils ne sont pas responsables de ce qu’ils vivent : ils ne pensent pas juste !

Frères bien-aimés, que ce soit bien clair : il est indispensable de distinguer entre ce que vous appelez les « tendances » ou « pulsions » homosexuelles, et les actes qui, trop souvent, les accompagnent. C’est pourquoi il convient d’établir une juste différence entre, d’une part, les êtres qui souffrent de cela comme ils pourraient souffrir d’un handicap physique ou psychique, et qui, percevant combien le passage à l’acte est grave aux yeux de Dieu, recherchent humblement auprès de l’Église une aide spirituelle et un réconfort, et, d’autre part, ceux qui prétendent « assumer » leur homosexualité et en font publiquement étalage, ne désirant aucunement mettre de frein à leurs pulsions, et réitérant leurs actes déviants d’une manière compulsive, souvent avec de multiples partenaires. Ce sont les mêmes qui revendiquent orgueilleusement une normalité, un statut social, l’adoption d’enfants, et, s’ils se disent chrétiens, le droit au Mariage sacramentel et l’accès à la communion eucharistique (3). Vous voyez, frères bien-aimés, combien ces deux attitudes diffèrent : l’une est de Dieu, l’autre du Diable.

Pourtant, L’Ancien Testament est déjà très clair sur ce point (4), et quiconque voudrait en rayer les versets concernés serait anathème, car, dans la mesure où le corps de l’homme et celui de la femme sont des temples de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 6, 19), ils ne sont pas faits pour de tels actes, qui les transforment immanquablement en cloaques d’impureté.

Aucun homme d’Église – fût-il le pape en personne – ne saurait donc légitimer les actes homosexuels (5) ou les changements de sexe à la demande, dans la mesure où ils restent intrinsèquement désordonnés. C’est pourquoi les personnes qui revendiquent fiévreusement leur homosexualité et mènent une vie de débauche tout en s’arrogeant le droit de se rendre à la sainte table, pèchent gravement par leur désobéissance aux Commandements (cf. Lv 18, 22) et par leur impureté, qui, à l’instar des adultères, les rend coupables envers le Corps et le Sang du Seigneur (cf. 1 Co 11, 27). Les ecclésiastiques qui les y autorisent tout en ayant pleine connaissance de leur situation désobéissent eux aussi à l’enseignement de l’Église et pèchent gravement.

En outre, vous devez aussi savoir, mes frères, que ce n’est pas parce qu’a été rayée l’homosexualité de la liste des pathologies psychiatriques dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (6) sous la pression de militants gays et lesbiens, que les actes homosexuels doivent nécessairement se voir légitimer par l’Église. Cette orientation sexuelle, en effet, quelle qu’en soit la cause, n’en reste pas moins une grave dépravation aux yeux du Dieu-Créateur lorsqu’elle s’accompagne d’actes répréhensibles.

Je vous l’ai dit clairement, frères bien-aimés : ni les débauchés, ni les adultères, ni ceux qui pratiquent l’homosexualité activement ou passivement ne recevront le Royaume de Dieu en héritage (cf. 1 Co 6, 9-10) à moins qu’ils ne se convertissent et n’abandonnent leur conduite mauvaise, qui relève en vérité de la plus pure idolâtrie.

Si le Seigneur Jésus s’est montré clément envers la femme adultère et ne l’a point condamnée, c’est parce qu’il savait préalablement qu’à son contact, elle se convertirait, et que, lorsqu’il lui dirait : « Va et ne pèche plus ! » (Jn 8, 11), elle se serait déjà fait violence pour prendre cet engagement dans son cœur. Cela confirme que ce sont les actes infâmes qui s’exposent au jugement et non les personnes.

C’est pourquoi l’Église catholique doit accueillir avec respect, compassion et délicatesse tous ceux qui, parmi ses enfants, vivent leur orientation homosexuelle comme une croix qu’ils préféreraient ne pas avoir à porter (7). S’ils se considèrent comme des névrosés ou des handicapés, qu’elle leur recommande une aide psychologique sérieuse et les oriente judicieusement vers des professionnels compétents : tel est son rôle et même son devoir. Sur le plan moral, qu’elle  leur offre une direction spirituelle de qualité sous le manteau de la Vierge Marie, la Mère du Sauveur, et leur enseigne à découvrir les vertus de l’amitié tendre et chaste, vécue sans ambiguïté, à la manière de celle qu’enseignait jadis notre frère Aelred à ses moines de Rievaulx (8).

« Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis !
On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe,
la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement.
On dirait la rosée de l’Hermon qui descend sur les collines de Sion.
C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours. »
(Ps 133 [Vulg., 132], 1-3)

S’il en est ainsi, leur soif d’être aimés peut se dire saine et légitime et rien ne leur interdit d’accéder, comme tout bon chrétien, à la communion eucharistique à condition de confesser systématiquement, comme les personnes hétérosexuelles, tout manquement à la vertu de chasteté.

Frères bien-aimés, si vous voulez être d’authentiques enfants de Dieu au milieu de cette génération égarée (cf. Ph 2, 15), je vous exhorte à mener une vie sainte et à prier sans relâche pour vos dirigeants, pour vos pays, et pour ceux qui vivent dans l’obscurité du péché, en particulier en matière de sexualité. Priez aussi pour les hommes d’Église qui ont perdu la simplicité et la pureté qu’il convient d’avoir à l’égard du Christ Jésus (cf. 2 Co 11, 3) et qui se permettent de cautionner, pour leur plus grand malheur, toutes ces souillures et toutes ces insultes faites au Dieu-Créateur au nom d’un amour qui n’est pas celui de son Fils.

Et moi, je vous bénis.

+ Paul, Apôtre de Jésus-Christ

 

(1) v. Message 26 juin 2020 de notre Seigneur Jésus-Christ et sa note n°4, Un Souffle qui passe…, Tome 3.
(2) v. Message du 8 novembre 2021 de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ.
(3) v. Message du 23 mai 1985 de Vos frères dans la Sagesse, Un Souffle qui passe…, Tome 1.
(4) v. Gn 19, 1-29 ; Lv 18, 22.
(5) v. Catéchisme de l’Église catholique, § 2357.
(6) v. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) dans sa troisième version, de 1973.
(7) v. Catéchisme de l’Église catholique, § 2358.
(8) v. Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), L’amitié spirituelle, collection « Vie monastique », Abbaye de Bellefontaine, 1997.

Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle, docteur en théologie, en droit canonique et en droit.