MESSAGE DU 1er OCTOBRE 2026 (II)
Mes chers enfants,
« Le cœur de tous est dépravé et inscrutable ; qui le connaîtra ? » dit le prophète Jérémie. En vérité, moi seul, votre Dieu et Seigneur, « qui scrute le cœur et qui éprouve les reins (1) » (cf. Jr 17, 9-10), peux le connaître.
Je vous ai dit, mes petits, que celui qui simplement regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère dans son cœur (Mt 5, 27-28) : c’est là une parole sans ménagement, mais plus tranchante encore eût-elle été si j’avais parlé d’un homme qui regarde un autre homme pour le convoiter, ou d’une femme qui regarde une autre femme dans ce même but. Car c’est ce qui sort du cœur de l’homme qui le rend impur : inconduites, adultères, cupidité, perversité, débauche (cf. Mc 7, 21). Cela inclut, assurément, les pulsions contre nature, que les esprits du mal, en quête de voluptés charnelles (cf. Ep 2, 1-3. 6, 12), attisent en lui jusqu’à l’obsession et au déclenchement du plaisir vénérien – que ce soit par le biais d’images pornographiques ou encore avec un ou plusieurs partenaires. Or, mes petits, la Sagesse ne peut habiter dans un corps asservi au péché (cf. Sg 1, 4).
C’est pour cette raison que je vous ai appris à implorer votre Père du Ciel de ne pas vous laisser entrer dans la tentation (cf. Mt 6, 9-13). En effet, nul être humain – quelle que soit son orientation sexuelle – ne peut être qualifié de « pécheur » si, avec l’assistance de ma grâce, il fait le choix de résister aux tentations en détournant son cœur des mauvaises pensées et des convoitises de la chair qui pourraient le souiller et le conduire au péché.
Ce que je recommande aux jeunes chrétiens qui sont attirés par des personnes de leur propre sexe, c’est le choix d’une vie pure, chaste, et conforme aux Commandements – tout comme j’appelle les célibataires hétérosexuels à s’abstenir de relations charnelles avant le mariage et de relations adultérines une fois mariés, et demande aussi aux uns comme aux autres de tout mettre en œuvre pour respecter cet engagement. Ainsi procèdent les athlètes à l’entraînement : ils s’imposent une discipline sévère (cf. 1 Co 9, 25). Cela signifie, pour les jeunes qui sont attirés par des personnes de leur propre sexe, ne point déraper de l’amour d’amitié, φιλία (philia) dans l’amour érotique, ἔρως (éros) et rester fidèle à cet engagement grâce à la prière, l’oraison, la méditation, l’adoration, les sacrements, les lectures spirituelles, la pratique de la charité et aussi une ascèse volontaire par le jeûne, la mortification des sens et les privations – tout cela visant à purifier leur corps, à fortifier leur esprit et à élever leur âme.
Se faire « eunuque » (2) pour gagner le Royaume des Cieux, c’est pratiquer tout cela, s’abstenir de relations sexuelles et avoir une vie droite. Que celui qui peut comprendre comprenne ! (cf. Mt 19, 12). Tel est pourtant le but qui devrait être recherché par ceux-là même que leur orientation sexuelle éloigne du mariage chrétien, car tous sont néanmoins appelés à mettre mon Esprit Saint à contribution pour leur éviter de tomber dans la fange ou d’y retourner. Et dans les moments difficiles de combat spirituel, je les invite instamment à s’unir au sacrifice de ma Croix, car le Tentateur, enragé à cause de leurs efforts pour rester chastes, se fera un plaisir de s’acharner plus encore sur eux afin de les faire trébucher. Je leur enjoins alors de ne laisser aucune prise à cette Bête immonde ou à ses esprits impurs en cédant au découragement, mais de m’accueillir dans leur cœur par la foi, et de solliciter l’action de mon Esprit pour être fortifiés de l’intérieur et rester enracinés dans le véritable amour (cf. Ep 3, 14 -17).
Je sais combien cette démarche peut paraître difficile à des adolescents ou à de jeunes adultes dans votre monde d’aujourd’hui où les tentations sont sur tous les fronts. C’est pourquoi je n’en aime que davantage les êtres d’exception – malheureusement si rares ! – qui prennent la décision courageuse de me suivre fidèlement dans la confiance et l’abandon. Je leur accorderai, je l’ai dit, de nombreuses grâces. Qu’ils lisent la vie de Job (3) : à cause de ses malheurs, sa femme le poussait à renier Dieu et ses amis le croyaient pécheur et donc maudit de lui (cf. Jb 1-42). En vérité, il n’a jamais cédé, même dans les pires épreuves, à la tentation du découragement, ni à celle d’abandonner son Créateur. Au contraire, il a continué à le chercher héroïquement, contre vents et marées, tout en l’assurant toujours de sa fidélité (cf. Jb 19, 25). En fin de compte, le Seigneur rétablit sa condition à un moment où son altruisme coutumier le poussait, une fois encore, à intercéder pour son prochain ; il porta au double tous ses biens, et lui accorda une existence heureuse jusqu’à ce qu’il fût rassasié de jours (cf. Jb 42, 10-17). Voilà quels sont les fruits de la confiance en moi, votre Seigneur, à laquelle tous ceux qui se trouvent dans l’épreuve sont appelés.
Dans le processus de la tentation, il faut savoir que tout dérapage de l’un des cinq sens vers ce qui conduit au péché vient s’ajouter aux mémoires antérieures emmagasinées dans le psychisme et dans le corps. C’est ainsi que l’individu qui était simplement « en tentation » entre « dans la tentation », ce qui signifie qu’à partir de cet instant, il ne sera généralement plus en mesure d’y résister. Alors, son âme, inévitablement, s’en trouve souillée, car celui qui se livre au péché devient lui-même esclave du péché (cf. Jn 8, 34 ; Rm 6, 16) par le processus même que je viens de décrire. C’est pourquoi plus il pèche en pensée, plus il a de mal à résister à l’appel de la chair, et plus il pèche dans la chair, plus il a envie de récidiver. S’installe alors un cercle vicieux au sens le plus littéral du terme.
Ainsi, les jeunes chrétiens dont la foi est fragile et cet appel pressant, commencent souvent à négliger la prière, l’oraison, l’adoration, les lectures spirituelles, le jeûne – si tant est qu’ils leur fussent familiers – et à céder aux pensées impures, à l’onanisme, et au désir de connaître dans la chair le contact des corps et les sensations qui lui sont associées. Ils peuvent s’adonner en cachette à la pornographie – qui est aujourd’hui malheureusement accessible à tous, même aux plus jeunes – et fréquenter secrètement des milieux homosexuels malsains, voire des « darkrooms », où ils multiplient, dans l’anonymat, les rencontres avec différents partenaires, aggravant par là même leur trouble addictif. Ils peuvent aussi rejoindre des associations d’homosexuels qui se veulent chrétiennes mais ne sont, en réalité, que des lupanars encourageant à l’immoralité et au libertinage. Ils peuvent enfin établir une relation stable avec un « copain » ou une « copine », qui les fait, de façon trompeuse, se sentir moins coupables par rapport à la débauche coutumière aux milieux homosexuels. Néanmoins, mes enfants, entre se noyer dans un verre d’eau ou dans la mer, dans la mesure où c’est l’obstruction des voies respiratoires qui cause la mort, le résultat reste le même !
Dans la mesure où l’impureté éloigne de moi le pécheur, seule une confession honnête des pensées et actes peccamineux et un engagement sincère à mener une vie chaste et pure peut restaurer en son âme l’état de grâce dans une justice et une sainteté conformes à la vérité (cf. Ep 4, 24). Cependant, s’il s’agit d’une situation objective de péché du fait d’une vie aliénée par la débauche – ou même d’une vie en « couple » –, une absolution valide ne pourra lui être accordée que s’il prend la ferme résolution de ne plus y retomber.
Toutefois, si celui ou celle qui se sont coupés de la communion de mon Église parviennent – par une grâce sollicitée auprès de moi, leur Seigneur et leur Juge – à discerner la vérité sur leur situation, et à prendre le ferme engagement de vivre « en frères » pour les hommes et en « en sœurs » pour les femmes, c’est-à-dire de s’abstenir de toute relation charnelle comme mon Église le requiert aussi des personnes hétérosexuelles divorcées et remariées civilement pour ne plus se trouver en situation d’adultère, les absolutions qu’ils recevraient alors seraient valides, et ils pourraient manger le Pain de Vie et boire à la Coupe du Salut dignement (cf. 1 Co 11, 27-28). Je sais les interprétations qui ont pu être faites de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (4) et les abus qui en ont résulté au nom d’un discernement pastoral plus « humain ». Je vous l’ai dit, mes petits, la saine doctrine n’est point affaire de sentiments, d’émotions et d’opinions personnelles qui peuvent changer au cours des siècles. Elle est la parole immuable du Magistère, gardée par mon Église pour protéger mes brebis du péché, les guider sur une voie de sainteté et leur assurer une « éternité de délices » (Ps 16 [Vulg. 15], 11) dans mon Royaume.
C’est pourquoi, lorsque des jeunes se sont éloignés de mon Église, plus tôt se fait le retour au Bercail et moins les addictions peccamineuses acquièrent d’emprise. À cette fin, les personnes homosexuelles doivent comprendre que c’est moi et moi seul qui peux leur donner la force d’accepter leur « différence », et les aider à porter leur joug dans une authentique continence et dans la paix. Si elles décident de me rester fidèles et de s’en donner les moyens physiques, psychiques et spirituels, je veux qu’elles sachent que je les aiderai pour qu’elles trouvent ce fardeau plus léger.
Dans les faits, mes enfants, les jeunes chrétiens qui découvrent leur orientation homosexuelle, taraudés par leur conscience et pris de remords à cause de leurs dérapages sur la Toile, de leur addiction aux images pornographiques – dont beaucoup ont du mal à se départir – et parfois même de relations sexuelles régulières, se mettent en porte-à-faux avec leur conscience et se figent souvent dans un cycle de péché-culpabilité-confession, qu’ils finissent, pour certains, par abandonner à cause de leur lassitude de devoir accuser sempiternellement les mêmes péchés. De plus en plus souvent, ils peuvent être amenés à révéler leur homosexualité afin de voir si leurs parents et leurs amis acceptent cette « différence », et décider finalement de vivre en « couple » – ce qu’ils considèrent, comparé à la vie débridée que peuvent avoir certains, comme un moindre mal. Tel est leur « choix de vie », pensent-ils…
Or, est-il juste de parler de « choix de vie » pour ces jeunes qui, aveuglés par leur désir d’être aimés et de connaître le plaisir charnel avec leurs semblables, succombent à cette tentation, pratiquent des actes contre nature, y prennent goût et s’y engluent ? Certains se voient pourtant soutenus par des parents aimants et par des prêtres à l’esprit jugé « ouvert », qui vont même jusqu’à les gratifier d’absolutions invalides et – cerise sur le gâteau ! – les autorisent à recevoir mon Corps et mon Sang alors qu’ils sont en état de péché grave. Sachez, mes enfants, qu’ils mangent et boivent alors leur propre jugement (cf. 1 Co 11, 29).
C’est pourquoi j’appelle mon Église à rester parfaitement claire au sujet de ces actes. Qu’elle ne se fasse jamais la complice des groupes de pression homosexuels – qui s’infiltrent partout au sein des gouvernements, des administrations, des écoles et des universités, des milieux intellectuels, culturels, sociaux, etc., – ni des parents désireux de voir cette même Église cautionner l’homosexualité de leurs enfants, ni des jeunes chrétiens qui, convaincus qu’ils ne font aucun mal parce qu’ils s’aiment, ne comprennent pas pourquoi il se voient refuser mon Eucharistie.
J’appelle mon Église, ses prélats et ses théologiens à ne pas avaliser non plus, à la suite du monde psychiatrique, le mouvement de dépathologisation des actes homosexuels, qui sont toujours, quoi qu’ils en pensent ou en disent, des abominations et, partant, de violents poisons pour les âmes. Qui que ce soit affirmant le contraire – fût-ce le pape en personne ou l’un de ses cardinaux – est pour moi, votre Dieu, anathème (5) ! Car la Loi demeure éternellement : « tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront » (cf. Ba 4, 1 ; Mt 5, 17-20).
En effet, dans les passions ignominieuses évoquées par mon Apôtre Paul, c’est la sodomie qui les dépasse toutes, car il s’agit-là du crime contre nature par excellence, et donc d’une insulte au Père Créateur. Lisez ce qu’en disent trois des plus grands théologiens du IVe siècle, à savoir Jean Chrysostome (6), Augustin d’Hippone (7) et Grégoire de Nysse (8), l’un des principaux défenseurs de la foi trinitaire, pourfendeur des hérésies de son temps, qui considérait cette pratique comme un double péché, plus grave encore que l’adultère. Vous pourrez voir combien leurs propos étaient clairs, sans équivoque ni concessions, et bien loin de la confusion et du laxisme d’aujourd’hui, dont j’aimerais vous rappeler les origines.
Dans le domaine de la psychiatrie, nul ne peut nier l’entrisme pratiqué par certaines personnes et certains groupes homosexuels inspirés par le Diable pour faire dépathologiser l’homosexualité par la Société américaine de psychiatrie, et la normaliser. C’est ainsi, mes petits, que depuis les années 1950, elle s’est vue passer, dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, du statut de pathologie psychiatrique à celui de variation normale de la sexualité humaine, et l’Organisation mondiale de la Santé l’a également supprimée de sa liste des maladies (9). Dès lors, l’homosexualité peut être présentée comme tout ce qu’il y a de plus normal à travers les médias, la publicité – qui lui associe le préservatif – les séries télévisées, le cinéma, etc., et elle y est même singulièrement encouragée…
J’aimerais vous faire remarquer, mes enfants, qu’un type de détricotage parfaitement identique a été appliqué, en parallèle, à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), qui est passée, dans les pays occidentaux – principalement sous la pression de groupes féministes infiltrés et inspirés eux aussi par le Diable – d’un statut criminel sous l’Ancien Régime, à un délit pénal au XIXe siècle, à une dépénalisation puis une légalisation dans la seconde moitié du XXe siècle, pour finir par y être même encouragée au XXIe siècle. L’avortement, en vérité, n’en reste pas moins un meurtre condamné par mon Église depuis ses origines – comme en témoignent les écrits des Pères apostoliques, et, plus tard, saint Grégoire de Nysse en affirmant la création simultanée de l’âme et du corps (10). Cependant, les femmes qui ont avorté de manière volontaire et qui se repentent de leur acte peuvent aujourd’hui être accueillies au sein de cette même Église et bénéficier d’un accompagnement pastoral salutaire.
J’invite, par ce message, diocèses et associations catholiques à développer davantage, comme pour ces femmes, de solides dispositifs d’accueil et d’accompagnement destinés aux jeunes garçons et filles qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle, et aussi aux moins jeunes qui sont en souffrance à cause de la prégnance de leurs désirs et de la culpabilité qu’ils en éprouvent. À cet égard, il est fondamental de ne jamais chercher à minimiser la gravité des actes homosexuels, ni à en taire la bassesse, contrairement à la tendance qui se répand aujourd’hui partout jusque dans les plus hautes sphères de mon Église. Pourtant, moi, votre Dieu et Seigneur, je vous dis : la vérité des sentences du Lévitique et des Épîtres de Paul et les mises en garde des Pères n’ont, jusqu’à aujourd’hui, pas pris une ride, et vous devez en tenir compte !
Or, au lieu d’encourager et d’aider les jeunes chrétiens qui sont attirés par leurs semblables à vivre la chasteté requise dans un esprit évangélique, et à se guérir de leurs addictions, et parfois même – lorsqu’elle est d’origine traumatique – de cette orientation dont ils disent qu’elle leur « pourrit la vie » et les rend malheureux, certaines associations les poussent, au contraire, à se « désinhiber » et à trouver leur « épanouissement » en donnant libre cours à leurs fantasmes et à leurs désirs corporels, c’est-à-dire à les inciter à visionner de la pornographie et à pratiquer l’onanisme et les actes contre nature plus avant évoquées.
Imaginez ma peine, mes petits, lorsque moi, le Dieu saint, qui appelle tous ses enfants à une même sainteté dans leur conduite (cf. 1 P 1, 15-16) et les exhorte à résister au Diable, je les vois pratiquer ces actes infâmes qui souillent leur corps, temple de mon Esprit Saint, et constate que des ecclésiastiques les bénissent alors même qu’ils refusent de renoncer à leur vice. Je tends la main aux premiers pour les ramener à la raison par la voie de leur conscience mais, ne voulant pas croire que Dieu est terrible (Ps 36 [Vulg. 35], 2), leur liberté amputée trop souvent s’y refuse. Je tente de ramener les autres à leur devoir d’hommes de Dieu, c’est-à-dire de rester en absolue fidélité à l’enseignement de mon Église et à la Tradition, mais aveuglés qu’ils sont par l’esprit du monde (11) et trompés par une fausse charité, leur conscience polluée également s’y refuse.
Je voudrais rendre ici un hommage bien mérité aux Pasteurs de mon Église en Afrique (12), qui, en harmonie avec le « sensus fidei » de leurs ouailles, ont refusé la bénédiction des « couples » homosexuels autorisée, sous certaines conditions, par la déclaration Fiducia Supplicans (13). Croyez m’en, mes petits, cette possibilité offerte par un texte romain, dont mon Église n’a pas de quoi être fière, restera toujours une aberration tant qu’elle sera maintenue en quelque partie du globe que ce soit, car ma Parole est universelle et elle ne saurait souffrir aucune exception ni dans l’espace ni dans le temps.
Je remercie enfin mon messager, que j’ai dû mettre encore à rude épreuve pour terminer la transcription de ce recadrage incontournable destiné en priorité à ma Bergerie et à ses ouailles sur la question de l’orientation homosexuelle et des actes contre nature. Je vous demande à présent, mes chers enfants, de prier pour que le plant de modernisme qui s’y développe plus que jamais pour y introduire la confusion sur de graves questions de morale, se flétrisse, et qu’il laisse place à une nouvelle fleuraison de la foi, fondée sur le respect des dogmes, de la Tradition, de la sainte liturgie, et de la morale évangélique, qui ne saurait souffrir, pour quelque raison que ce soit, aucune dérive, ni aujourd’hui ni jamais.
Je vous bénis.
Jésus
(1) Le Seigneur voit ce que personne ne voit. Il connaît, jusqu’au fin fond de l’âme et du cœur, les motivations cachées et les vraies intentions de l’homme, même celles qu’il se cache à lui-même. Il éprouve les hommes par les tentations, les épreuves mais aussi par le bien qu’il leur donne : les vertus.
(2) Au sujet de ceux qui se rendent eunuques en vue du Royaume des Cieux (Mt 19, 12) : « Jésus-Christ parle de la sorte pour vous montrer que cette vertu a besoin d’un grand combat ; mais non pour nous faire croire qu’elle se donne comme par le sort et par une nécessité involontaire. Dieu fait ce don à l’âme qui en a la volonté. Jésus-Christ nous enseigne donc par ces paroles, que celui qui entreprend ce combat, a besoin d’une grande grâce de Dieu, qui lui sera toujours donnée d’en-haut, lorsqu’il en aura un désir et une volonté sincère. […] Car si la virginité était un pur « don » de Dieu, auquel les hommes ne contribuassent en rien de leur part, ce serait en vain que Jésus-Christ leur promettrait le royaume du Ciel pour leur récompense et qu’il les distinguerait de ces autres « eunuques » qui ne le sont que par une nécessité involontaire. »
Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l’évangile selon saint Matthieu, Édition abrégée par Jacques de Penthos, Homélie 62, versets 19, 1-15, Perpignan, Éditions Artège, 2012, p. 379.
(3) V., entre autres, Saint Grégoire le Grand, Morales sur Job, livres I-II, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » n° 32bis, 1975, et Saint Thomas d’Aquin, Commentaire de Job, Le Barroux, Éditions Sainte-Madeleine, 2022 : « […] Job est l’homme qui rencontre le mystère de la transcendance divine, il est aussi celui à qui la foi, lieu d’accueil de la Révélation, découvre quelque chose de la vérité de la Providence à l’égard des réalités humaines. » (Extrait de l’Introduction)
(4) François, Amoris Laetitia, Exhortation apostolique post-synodale sur l’amour dans la famille, 19 mars 2016, Cité du Vatican, Libreria Editrice Vaticana, ou Paris, Éditions Salvator, 2016.
(5) L’anathème est la rupture majeure de la pleine communion avec l’Église et Dieu, ce qui entraîne la privation de la vie éternelle (excommunication majeure), contrairement à la simple excommunication, qui est la sortie de la pleine communion de l’Église à cause d’une faute très grave. Le nouveau droit canonique de 1983 ne fait cependant plus cette distinction.
(6) Saint Jean d’Antioche (v. 344 – v. 407), patriarche de Constantinople (398-404), est Père de l’Église et docteur de l’Église. Il a été surnommé Chrysostome, du grec ancien χρυσόστομος (krisostomos), qui signifie « Bouche d’or », en raison de son éloquence exceptionnelle dans la prédication.
« Remarquez-vous que tout vient de l’excès de la passion, qui ne peut plus se contenir dans les bornes de la nature ? Car tout ce qui transgresse les lois de Dieu porte à l’excès, et ne se tient point dans les limites prescrites. […] Examinez un peu : l’homme et la femme de deux ne devaient faire qu’un […]. Le démon, en détruisant ce désir et lui en substituant un autre, a brisé le rapport d’un sexe à l’autre, a fait deux de ce qui n’était qu’un, contrairement à la loi de Dieu […]. Car le démon s’apercevant que le désir portait surtout un sexe vers l’autre, s’est attaché à briser ce lien […]. J’affirme que ces hommes sont plus coupables que des homicides. […] L’homicide ne fait que séparer l’âme du corps, tandis que celui-ci perd le corps et l’âme. Ce crime dépasse tous ceux que vous pouvez nommer […]. Combien faudrait-il d’enfers pour eux ? Si ce mot d’enfer vous fait rire, si vous y êtes incrédule, rappelez-vous le feu qui consuma Sodome […]. Comme beaucoup méprisaient les avertissements, Dieu a voulu donner, sous une forme nouvelle, une figure de la géhenne. […] Ô êtres plus déraisonnables que des brutes [i.e. des bêtes sans raison], […] en déshonorant ainsi votre espèce, vous la placez au-dessous de celle des brutes. Encore une fois, quelle est la source de ces maux ? La volupté, l’oubli de Dieu ; car dès qu’on a perdu la crainte de Dieu, tous les biens s’envolent à la fin. »
Saint Jean Chrysostome, Homélies sur les épîtres de saint Paul, t.2, « Commentaire sur l’épître de Paul aux Romains », Homélie IV, Paris, Éditions François-Xavier de Guibert, 2009, pp. 30-33.
(7) Saint Augustin d’Hippone (354 – 430), Père et docteur de l’Église. Auteur de plus de 1 130 œuvres, il a façonné la théologie catholique et la philosophie médiévale. Il est le plus grand des Père latins, cité constamment par saint Thomas d’Aquin (1224/1225-1274).
« Après cette promesse, Lot fut délivré de Sodome, une pluie de feu tomba du ciel et réduisit en cendres toute la région de la cité impie, dans laquelle les débauches entre hommes étaient devenues aussi habituelles que les autres actions autorisées par les lois. Mais la punition des Sodomites n’est qu’un exemple du futur jugement de Dieu. En effet, que veut dire le fait que les anges interdisent à ceux qui sont délivrés de regarder derrière eux ? Évidemment qu’il ne faut pas retourner dans son cœur à son ancienne vie, une fois que, régénéré par la grâce, on en est sorti, si l’on veut échapper au jugement suprême. » (Saint Augustin, La Cité de Dieu, Œuvres, II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2000, p. 692)« Aussi bien les méfaits contre nature sont-ils partout et toujours exécrables et passibles de châtiment, ceux des Sodomites par exemple. Quand bien même tous les peuples les commettraient, ils tomberaient sous le coup de la même inculpation au regard de la Loi divine qui n’a pas fait les hommes pour qu’ils s’unissent ainsi : c’est en effet violer le contrat d’alliance qui doit nous unir à Dieu que de souiller cette nature, dont il est l’auteur, par la perversité du désir. »
Saint Augustin, Les Confessions, Œuvres, I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1998, p. 828.
(8) Saint Grégoire de Nysse (v. 335 – 395), Père de l’Église, est devenu au IVe siècle l’un des théologiens les plus importants de tout l’Orient chrétien après la mort de son frère Basile le Grand en 379. Il a joué un rôle clé avec saint Grégoire de Nazianze au 1er Concile de Constantinople en 381 en contribuant à la formulation finale du Symbole de Nicée-Constantinople, qui est la base de la foi catholique.
« Ils [nos Pères] rangent aussi dans l’adultère la bestialité et la pédérastie, parce que ce sont des adultères contre la nature, car il y a injustice envers ce qui est étranger et contre la nature. […] c’est pourquoi le temps de la pénitence a été compté double pour ceux qui se sont souillés par l’adultère et d’autres maux défendus, la bestialité et la passion enragée pour le mâle, car dans de tels cas, double est le péché, comme je l’ai dit, l’un consistant en un plaisir illicite, l’autre en une injustice envers autrui. »
Grégoire de Nysse, Lettre canonique, Lettre sur la pythonisse et six homélies pastorales, Lettre à Létoios, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes », n° 588, 2017, p. 77.
Pour information, voici un bref aperçu de l’évolution de l’homosexualité en tant que pathologie au cours des soixante dernières années, dans les différentes éditions du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), édité par l’Association américaine de psychiatrie et publié en France par Elsevier Masson SAS, Issy-les-Moulineaux, dans les documents de l’Organisation mondiale de la Santé, et à travers quelques événements marquants, qui ont abouti à la normalisation dont elle jouit aujourd’hui dans nos sociétés.
(9) V. Message du 15 juin 2022 de saint Paul, Apôtre de Jésus-Christ, Un Souffle qui passe…, Tome IV.
¤ Le DSM
– DSM-I (1952) : l’homosexualité est classée dans les « troubles de la personnalité sociopathique » comme une déviation sexuelle pathologique.
– DMS-II (1968) : elle est reclassée dans la catégorie des « déviations sexuelles » aux côtés de la pédophilie, du fétichisme, de l’exhibitionnisme, etc.
En 1973, selon Wikipédia, le conseil d’administration de l’APA vote la déclassification de l’homosexualité et retire celle-ci de la liste des maladies mentales.
En 1974, l’ensemble des membres de l’APA confirme cette décision : l’homosexualité est alors remplacée par un nouveau code diagnostique appelé « trouble de l’orientation sexuelle » pour les personnes en conflit avec leur orientation.
– DSM-III (1980) : l’homosexualité est mentionnée comme « égodystonique » (i.e. en conflit avec le « moi ») seulement si la personne souffre de son orientation et désire en changer.
– DSM-III-R (1987) : l’homosexualité dite « égodystonique » est supprimée du DSM. Il ne reste qu’une catégorie résiduelle de « désordres sexuels » non spécifiés ailleurs, pouvant inclure une détresse marquée liée à l’orientation.
– DSM IV (1994) : aucune mention de l’orientation sexuelle qui serait considérée comme un trouble mental.
– DSM-V (2013) et DSM-V-TR (US 2022, FR 2023) : aucune catégorie diagnostique ne porte encore sur l’orientation sexuelle (homosexuelle, bisexuelle ou autre). La détresse que certaines personnes peuvent ressentir à propos de leur orientation est généralement considérée comme liée à des facteurs externes (pressions sociales ou religieuses) ou à d’autres troubles (dépression, anxiété, etc.) mais non à l’orientation elle-même. Quant aux « paraphilies », qui font l’objet d’un chapitre distinct, elles désignent un intérêt sexuel atypique intense et persistant (fantasmes, envies ou comportements) mais ne sont pas identifiées comme des troubles mentaux en soi. Les troubles dits « paraphiliques » se limitent ici à ceux qui causent une détresse à la personne ou un risque pour autrui (fétichisme, exhibitionnisme et pédophilie, par exemple). Ils ne sont pas non plus désignés comme des orientations sexuelles.
¤ L’OMS
Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé a retiré l’homosexualité plus tardivement de sa Classification internationale des maladies :
– CIM-10 (1991 et 1992) : suppression de l’homosexualité comme trouble, mais maintien de l’« orientation sexuelle égodystonique ».
– CIM-11 (2019) : suppression définitive de toute catégorie liée à l’orientation sexuelle quelle qu’elle soit.
¤ Autres événements :
– Dans les années 1940-1950, Alfred Charles Kinsey (1894-1956), fondateur en 1947 de l’Institute for Sex Research – aujourd’hui, le Kinsey Institute – et directeur de ce même institut à l’université de l’Indiana aux États-Unis, affirme que les comportements homosexuels sont beaucoup plus fréquents et variés que ceux que la société de l’époque veut bien admettre. Ses ouvrages, qui ont d’abord fait scandale, ont été, entre autres, les fondements de la révolution sexuelle des années 1960-1970. Il faut savoir que, quoique marié, Kinsey se disait bisexuel, entretenait des relations homosexuelles avec ses collaborateurs et étudiants, et pratiquait l’échangisme.
– En 1957, Evelyn Hooker, psychologue américaine, sous l’influence de Sam From, homosexuel avec lequel elle entretenait des relations d’amitié, montre, à la suite d’une étude comparative visant à lutter contre la stigmatisation, qu’il ne se trouve aucune différence de santé mentale entre hommes homosexuels et hétérosexuels. Elle a directement contribué au retrait de l’homosexualité de la liste des troubles mentaux du DSM en 1973.
– Après les émeutes de Stonewall en 1969, considérées comme l’élément fondateur du mouvement moderne de libération homosexuelle et des droits LGBT aux USA, les militants gays et lesbiens protestent lors des congrès de l’APA en 1970 et 1971, et contestent le rôle de la psychiatrie dans la stigmatisation et les thérapies de conversion (ou thérapies réparatrices), visant à modifier l’orientation sexuelle d’une personne homosexuelle ou bisexuelle pour la rendre hétérosexuelle.
(10) Saint Grégoire de Nysse, La Création de l’homme, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes », n° 6, 2002, 2011, chap. 29, § 1-2.
Mariette Canévet, « L’humanité de l’embryon selon Grégoire de Nysse », Nouvelle Revue Théologique, t. 114, n° 5, 1992 pp. 678-695.
(11) La Liturgie des Heures nous rappelle que l’Église ne doit pas se conformer à l’esprit du monde : « Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole » (Office des Laudes, oraison finale, AELF, 16 janvier 2026).
(12) Ambongo Besungu, Fridolin, cardinal, « Pas de bénédiction pour les couples homosexuels dans toutes les Églises en Afrique », message du président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), Accra (Ghana), 11 janvier 2024, SCEAM. Texte intégral : site officiel du SCEAM – texte français.
(13) Dicastère pour la Doctrine de la foi, La confiance suppliante, Fiducia supplicans – Déclaration sur la signification pastorale des bénédictions, 18 décembre 2023, III, §§ 31-41, Éditions Salvator, Paris, 2024.
V. également Message du 8 octobre 2023 et Message du 21 décembre 2023 de notre Seigneur Jésus-Christ ; Message du 26 décembre 2023 de Paul, Apôtre de Jésus-Christ, Un Souffle qui passe…, Tome IV.
Approbation du Père Marc-Antoine Fontelle o.b., docteur en théologie, en droit canonique et en droit civil.