Message du 16 avril 2020

Mes chers enfants,

En ces temps de confusion, je vous dis de nouveau : « Ne vous effrayez pas ; car il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas de sitôt la fin » (Lc 21, 9).

Le Démon, en effet, poursuit, à l’intérieur de vos sociétés, son œuvre destructrice, et il continue de vous éprouver. Mais croyez en votre Seigneur et gardez confiance, car, si le Père, dans son incommensurable bonté, permet au Prince des ténèbres d’agir aujourd’hui d’une manière aussi directe au vu et au su de tous sur la Terre, c’est pour permettre aux hommes de réfléchir : réfléchir non seulement sur la situation économique, sanitaire et sociale de leur propre pays – et les mesures qui sont et pourraient être imposées à ses habitants – mais, aussi et surtout, de réfléchir sur leur vie matérielle et spirituelle, et sur leur propre fin.  

Depuis ma Résurrection et la naissance de mon Église, la Bête, dans un accès de rage, n’a cessé de s’attaquer à mes enfants, se promettant de les asservir pour contrecarrer les plans de mon Père. Aujourd’hui, souvenez-vous de ce que dit le Livre de l’Apocalypse :

« Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom » (Ap 13, 16-17).

C’est vers une telle situation – au sens figuré, mais aussi au sens propre ! – que s’achemine peu à peu le monde si chacun d’entre vous continue de se laisser charmer et abuser par le matérialisme et par la corruption. Car, parmi les puissants de la Terre, beaucoup « sont des rebelles, complices de brigands, tous avides de présents, courant après les pots-de-vin » (Is 1, 23).

Mes enfants, ne vous laissez pas abuser ni effrayer par les informations que diffusent en continu certains de vos médias, par leurs paroles mensongères et leur duplicité. Cherchez, et vous découvrirez par vous-même la vérité sur tout ce qui arrive dans le monde en ce moment (1).

Si vous priez avec foi, jeûnez et faites pénitence pour la conversion des pécheurs, vous sortirez plus rapidement de cette crise et en retirerez des bienfaits pour vous-mêmes et pour l’ensemble de l’Église et de l’humanité. « Les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la Terre » (Ps 37 (Vulg. 36), 9) !

Je vous rappelle donc, mes petits, que pour connaître la Vérité, la seule qui puisse vous rendre libres, et dont moi seul peut vous instruire dans l’Esprit Saint, vous devez rester fidèles à l’enseignement de mon Église catholique et demeurer dans ma parole (cf. Jn 8, 31-32). Sinon, vous subirez de plus en plus violemment le joug insidieux de l’esclavage (cf. Ga 5, 1). Comme vous y invite le psalmiste :

Dirigez votre chemin vers le Seigneur, faites-lui confiance, et lui, il agira […].
Reposez-vous sur le Seigneur et comptez sur lui.
(cf. Ps 37 (Vulg. 36), 5. 7)

Hélas, nombre d’entre vous sont tellement ignorants des choses de la foi, tellement ignorants des Écritures Saintes, tellement ignorants de ma propre vie, de mon enseignement et de la valeur de mon sacrifice, pourtant rapportés si fidèlement dans le Nouveau Testament – que l’on trouve partout !

Je suis la Lumière du monde, la Lumière véritable qui éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9), et le monde ne veut toujours pas me reconnaître. Je suis ressuscité d’entre les morts, et le monde n’est toujours pas convaincu (cf. Lc 16, 31). Je suis venu pour vous délivrer du Malin et vaincre la mort en prenant sur mes épaules le poids de tous les péchés des hommes. Et je suis mort sur une croix, moi, votre seul et vrai Dieu, après de terribles souffrances par amour pour vous. Mais vous ne voulez toujours pas m’écouter.

Si je vous ai dit d’aimer votre prochain comme vous-mêmes (cf. Mc 12, 31), c’est parce que celui qui aime son prochain demeure en moi dans la lumière, alors que ceux qui haïssent leur prochain, qui jugent son cœur et sa conscience plutôt que ses actes mauvais, qui le jalousent, le calomnient ou lui veulent du mal, sont dans les ténèbres parce que les ténèbres ont aveuglé leur regard (cf. 1 Jn 2, 10-11).   

Mes petits, nombre de ceux qui dirigent le monde aiment le monde. Et ceux qui aiment le monde n’aiment ni leur Père du Ciel, ni le Fils, ni l’Esprit Saint. À la suite des hommes qui m’ont cloué sur la Croix, ils veulent, sous l’emprise du Prince de ce monde, se débarrasser définitivement de moi sur cette Terre parce que je les dérange, et qu’ils ne croient pas en ma parole. Et ils veulent aussi asservir mes enfants. 

C’est pourquoi ils n’ont cessé de s’acharner contre mon Église catholique, infiltrant dans la Bergerie des loups rapaces déguisés en brebis (cf. Mt 7, 15) – laïcs, mais aussi religieux et clercs – dans le simple et unique but de la détruire, de discréditer la foi des petits et de faire d’eux leurs esclaves. Ce sont eux les méchants, les menteurs, les orgueilleux, ceux qui réussissent en usant d’intrigues (Ps 37 (Vulg. 36), 7). Mais leur orgueil, leurs mensonges et leur esprit de convoitise ne viennent pas du Père : ils viennent du monde (cf. 1 Jn 2, 16). Mes paroles, elles, viennent du Ciel : elles sont de feu et elles ne passeront pas (cf. Mt 24, 35). De même, mon Église est sainte et elle le restera, et les puissances du Mal ne prévaudront pas contre elle (Mt 16, 18). 

Dans le domaine spirituel, revenez, mes petits, à la foi de mon Église catholique ! Soulagez vos consciences en confessant vos fautes auprès d’un prêtre, et, de grâce, convertissez-vous !  

Pour vous, Pasteurs et prêtres de cette même Église, restez dignes de moi, et sachez rappeler cette foi, proclamer à tous la Parole, et insister à temps et à contretemps (cf. 2 Tm 4, 2) sans compromis. Car s’il y a « des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies » (Jude 18), il ne s’agit pas pour vous de tergiverser, mus par l’esprit du monde, dans le but de vous concilier les bonnes grâces de ses dirigeants et des puissants. Ne soyez pas calculateurs. Au contraire, guidés par l’Esprit Saint, dénoncez l’erreur, dénoncez l’hérésie et dénoncez la corruption où qu’elles se trouvent, et dès qu’elles peuvent porter atteinte à l’intégrité et à la liberté de mes brebis. Réfutez, menacez, exhortez « avec une patience inlassable et le souci d’instruire » (2 Tm 4, 2). Défendez la famille et défendez la vie ! Dites « oui » si c’est « oui » et « non » si c’est « non » (cf. Mt 5, 37), et restez dans l’espérance – celle de voir vos sociétés libérées du Malin – en redisant, unis à l’Église tout entière, ma prière au Père avec foi (cf. Mt 6, 9-13). 

Lorsqu’il s’agit de votre foi, mes petits, je voudrais qu’elle reste pure et que nul ne vous abuse. Lisez et relisez les Saintes Écritures, nourrissez vous des psaumes, des livres sapientiaux et de mon Évangile. Lisez le Catéchisme de mon Église catholique, et faites-vous enseigner par de bons prêtres, armés d’une doctrine sûre. Ne vous en tenez pas à de vagues souvenirs de vos leçons de catéchisme, mais approfondissez votre foi par des lectures spirituelles sérieuses, des retraites dans des monastères, ou la visite de lieux saints.  

Nombre de mes enfants abandonnent aujourd’hui la foi catholique parce qu’ils ne la connaissent pas suffisamment ou ne l’ont pas comprise, et, dès qu’ils entendent parler d’une forme de spiritualité qui les attire parce qu’elle flatte leurs sens ou séduit leur intelligence, ils s’y lancent à corps perdu sans aucun discernement. 

J’aimerais tellement qu’ils prennent le temps de lire d’abord mon Évangile, qu’ils le méditent et m’invitent à dialoguer avec eux dans leur cœur. J’aimerais tellement qu’ils approfondissent le mystère de la foi : le Verbe de Dieu venu dans la chair pour sauver l’homme pécheur, le ressusciter à sa suite et lui ouvrir les portes de son Royaume de Gloire. J’aimerais tellement que, dans l’humilité, ils reconnaissent leurs péchés, s’en confessent humblement auprès d’un prêtre, et me retrouvent chaque dimanche, à la messe, dans l’Eucharistie et un cœur-à-cœur avec leur Seigneur.  

Je vous invite aussi, une fois encore, mes petits, à la plus grande prudence par rapport à ceux qui se présentent aujourd’hui comme des hommes ou des femmes nantis d’une mission spirituelle, qu’ils se sont attribuée eux-mêmes. 

Je vous ai dit dans mon Évangile qu’en ces temps où vous attendez ma venue dans la gloire, il y aurait de faux prophètes (Mt 7, 15). Ce virus dont vous êtes victimes, qui, quoique frelaté dès son origine, ne transmet, en fait, qu’une maladie infectieuse parmi d’autres, a inévitablement généré, sur les réseaux sociaux, les propos spirituels les plus hérétiques et les plus farfelus, tout autant que les prophéties de malheur les plus catastrophistes : voyants, prophètes et astrologues de tout poil s’en donnent à cœur joie. Ne les écoutez pas ! 

Inspirés par des esprits mauvais envoyés par le Père du Mensonge, esprits séducteurs aux abords angéliques qui disent toujours une part de vérité pour mieux dissimuler leurs mensonges – comme dans certains cas d’expériences dites « de mort imminente » (2), ces faux prophètes se laissent, la plupart du temps bien innocemment, inspirer des propos qui ne viennent pas du Paraclet, l’Esprit de vérité que je vous ai moi-même envoyé d’auprès du Père (cf. Jn 15, 26). Certes, ils parlent d’amour, de fraternité, de communion avec la nature, le cosmos ou les anges, mais jamais, au grand jamais, ils ne me confessent moi, Jésus, comme le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6). Jamais ils ne me reconnaissent moi, Jésus, comme vrai Dieu et vrai Homme (1 Jn 4, 2-3) venu dans la Chair pour sauver tous les hommes et les conduire au Ciel. Pas plus qu’ils n’évoquent mon Église comme la Voie du salut. 

Je vous en conjure, mes enfants, ne les écoutez pas et ne les suivez pas, car non seulement vous perdriez votre temps, mais, en plus, vous mettriez votre âme en grand danger. Sachez que le Diable a donné pleins pouvoirs aux esprits qui inspirent ces personnes pour détourner les hommes de la vraie foi et des sacrements, qui seuls conduisent au salut et aux Demeures Célestes. 

L’homme qui se fait prendre dans leurs pièges se sent comme agréablement porté par un tapis roulant : il n’a que peu d’efforts à faire. Alors, comme sous l’effet d’une substance hallucinogène, il s’habitue à ce bien-être fallacieux – proche, il est vrai, d’un sentiment d’amour intense – sans en connaître les dangers. Vous pensez bien que mon Église, avec son Dieu mort sur la Croix et ses Commandements, est le dernier de ses soucis ! Quand on croit être déjà au sommet de l’Himalaya, l’on imagine mal pouvoir aller plus haut. Pourtant, si cet homme s’avance sur le tapis roulant un jour où la mécanique est en panne, ses sens, habitués au mouvement, s’en trouvent soudain perturbés et le trompent : il a d’abord l’illusion d’avancer, mais s’impose ensuite la triste réalité de la panne… Exercez-donc vos membres à fonctionner par eux-mêmes, mes chers enfants, et faites des efforts pour avancer, avec persévérance et courage, dans la fidélité à mon Église et en respectant les Commandements, car telle est la voie la plus directe pour rejoindre le Ciel ! 

Méfiez-vous donc des faux prophètes, qui sont comme des champignons vénéneux : ils ont souvent l’air plus comestibles que nature, mais leur poison peut être mortel. Et vous, si vous les suivez, vous êtes comme une portée de chatons nouveaux nés qui, lorsque leur mère s’absente de son lit, continuent de presser de leurs petites pattes la chaude couverture dans laquelle ils sont blottis, croyant qu’il s’agit des mamelles de leur mère, d’où va sortir du lait. Ces voyants sont aussi comme de superbes voitures aux carrosseries rutilantes, qui attirent les regards dans les expositions, mais dont le moteur, à l’usage, s’essouffle facilement. 

Dans un autre registre, il y a aussi les prophètes de malheur, qui avec assurance ou arrogance, présentent, en mon nom ou au nom de mon Père, les événements actuels comme un châtiment venu du Ciel, avant-coureur de l’Apocalypse, destiné à punir les hommes pour leur apostasie.

Mes petits, réfléchissez ! Si le Père et moi voulions vous infliger des punitions, nous commencerions par châtier les êtres les plus corrompus et les plus méchants, et nous ferions grâce à nos enfants les plus fidèles. Si le Père et moi voulions vous infliger des punitions, nous ne nous attaquerions point en priorité aux personnes les plus âgées ou les plus faibles, et dont la santé est précaire. Quel crime ce serait ! Devrais-je vous rappeler que j’ai passé toute ma vie publique à rendre la vue aux aveugles, à faire marcher les boiteux, à guérir les lépreux, à faire entendre les sourds et à relever les morts (Mt 11, 5) ?    

Les événements que vous vivez aujourd’hui ne sont que les conséquences du péché de certains. Les êtres les plus fragiles et les moins protégés en sont les principales victimes. Pour l’heure, il ne s’agit pas d’un châtiment particulier destiné à faire revenir dans le droit chemin nos brebis égarées, comme ce fut le cas, à de nombreuses reprises, avec les Hébreux dans l’Ancien Testament. C’est pourquoi je vous demande avec insistance de vous convertir tant qu’il est encore temps.

Enfin, si l’on vous dit, me concernant : « Le voilà ! », « Le voici ! », ne vous précipitez pas (cf. Lc 17, 23). Et si l’on vous dit que ma sainte Mère apparaît ici ou là, que telle ou telle personne fait des miracles, qu’à tel ou tel endroit se produisent des prodiges, ne vous précipitez pas non plus, de crainte qu’on ne vous abuse. Car c’est à mon Église, en la personne de ses Pasteurs, qu’il revient de juger des charismes de ses enfants et des événements surnaturels ou préternaturels. En revanche, vous pouvez prier ma douce Maman autant que vous voulez et où vous voulez, car, lorsque vous vous adressez à elle, Tabernacle vivant de l’Enfant-Dieu, c’est aussi à moi que vous vous adressez, et elle vous gratifie de sa douce présence.

Mes petits, c’est bien moi, Jésus, le Chef d’orchestre (3) de ces messages, qui vous parle. Sans doute, certains se demanderont pourquoi il m’arrive, dans mes propos, de faire références à des paroles écrites par mes propres Apôtres. C’est tout simplement parce que ces mêmes paroles leur ont été inspirées par l’Esprit Paraclet – que le Père a envoyé sur la Terre en mon nom – et que le Père, l’Esprit et moi ne sommes qu’un seul et même Dieu en trois personnes consubstantielles. Et c’est tout simplement parce que l’Esprit et moi venons vous rappeler inlassablement tout ce que je vous ai déjà dit au nom de mon Père.

Gardez courage et confiance, mes chers enfants, car je suis avec vous !

Je vous bénis,

Jésus

 

(1) v. Messages prophétiques de saint Paul, Apôtre des Nations, du 14 novembre 2018 et du 18 septembre 2019, Un Souffle qui passe…, Tome 3.
(2) v. Message de Toussaint 2019 (III), Un Souffle qui passe…, Tome 3.
(3) v. Message du 13 septembre 2018, Un Souffle qui passe…, Tome 3.     

Nihil obstat : Abbé Marc-Antoine Fontelle
Imprimatur : + Mgr Gilbert Aubry