Préface du Tome 3 – édition de 2019 avec imprimatur

Voici enfin le Tome 3 de Un Souffle qui passe…, que les lecteurs des deux premiers volumes ont tant attendu. Puisqu’il suffit aujourd’hui d’un simple clic pour accéder, via Internet, à toute requête, je renvoie le lecteur avide de détails sur la genèse de ces locutions intérieures aux préfaces que j’ai écrites pour le Tome 1 et le Tome 2 sur www.messages-du-ciel.com.

Le lecteur découvrira dans ce troisième volume les « messages » de l’année 1992 jusqu’en 2019. Ces textes traitent de thèmes spirituels cruciaux, de sujets d’actualité, et nous communiquent des pistes de réflexion pour nous aider à réaliser pleinement notre vocation de baptisés dans le monde moderne. Pour cela, ils nous invitent inlassablement à vivre une plus grande foi, une plus grande espérance et une plus grande charité selon la grande tradition bimillénaire de l’Église. Ils nous rappellent aussi que nous avons au Ciel une Mère qui nous aime et que nous ne devons cesser de prier, tant elle a de puissance sur le cœur de Dieu.

Les messages attribués à Notre Seigneur Jésus-Christ y sont beaucoup plus nombreux que dans les deux premiers volumes, et, quand ce sont des saints bien connus ou nos « frères dans la Foi, dans la Vérité, dans l’Amour, etc. » qui disent s’y exprimer, c’est encore le Fils de Dieu, qui, tel un chef d’orchestre, veille à la bonne exécution de toutes les partitions de ces morceaux choisis pour y maintenir une juste et joyeuse harmonie (cf. Message du 13 septembre 2018).

En fait, ces messages sont communiqués d’une manière tellement simple et tellement naturelle qu’ils pourraient n’être que de simples méditations : Jean-Philippe-Marie, comme ce fut le cas pour tant d’autres serviteurs de Dieu, n’entre pas en extase, ne se met pas à genoux pour les écrire, et conserve, pendant ses moments d’inspiration, son entière liberté. Ces locutions, qu’il nous dit recevoir « d’En-Haut », sont pour lui le fruit d’une disponibilité toute tournée vers l’intérieur, d’un cœur qui se laisse toucher et inspirer par l’Esprit. Alors, les idées et les mots lui parviennent de façon claire et limpide et il peut les coucher sur le papier sans effort.

« Difficile à croire ! » diront certains, mais Jésus lui-même ne nous a-t-il pas dit : «  Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23), et aussi : « Le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26) ? Que n’en faisons-nous aussi l’expérience puisque, tous autant que nous sommes, par notre Baptême, devenons à la fois prêtres, prophètes et rois !

Pourtant, la question essentielle concernant ces messages n’est pas tant de savoir s’ils sont authentiques mais s’ils sont une lecture édifiante pour tout chrétien. Il semble bien que oui après l’étude qu’ont pu en faire plusieurs spécialistes et docteurs en théologie, philosophie, psychologie et droit canonique. Ces textes, en effet, quels qu’en soient les auteurs présumés, sont toujours l’écho de l’Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui « est sans cesse à l’œuvre dans le monde pour conduire les hommes à l’Église, se les unir plus étroitement par elle, et les faire participer à sa vie glorieuse en les nourrissant de son propre Corps et son propre Sang ». Et, à l’intérieur d’un seul et même Corps, dont le Christ est la tête et dont nous sommes les membres, « ceux qui sont au Ciel affermissent plus solidement toute l’Église dans la sainteté, ennoblissent le culte qu’elle offre à Dieu sur cette terre et contribuent de multiples manières à donner plus d’ampleur à son édification (cf. 1 Co 12, 12-27). »*

C’est de cette communion des saints que ces messages se disent le fruit et dont ils nous parlent. Connaissant « le messager » depuis plus de vingt-cinq ans, je peux dire que je crois à l’authenticité de son charisme, et l’anonymat qu’il conserve depuis toujours m’a prouvé qu’il n’en recherche aucune gloire. « Ces messages, dit-il, sont donnés à un baptisé parmi d’autres pour le monde d’aujourd’hui. C’est à l’Église d’en disposer, et je suis heureux qu’ils soient maintenant diffusés dans le monde entier avec son imprimatur ».

À la suite du Père Jean-François Catalan, docteur en philosophie, professeur émérite de psychologie aux Facultés jésuites de Paris et à l’Institut catholique de Paris, et auteur de nombreux articles et ouvrages faisant référence, qui a accordé le nihil obstat en 2007 aux deux premiers volumes de Un Souffle qui passe… et au Tome 3 inachevé, j’ai répondu positivement à la requête de Son Excellence Mgr Gilbert Aubry, qui m’a demandé de poursuivre ce travail de censeur pour les messages de 2008 à 2019.

Que le lecteur lise ces textes comme des écrits inspirés ou comme de simples méditations, je souhaite qu’il y découvre tout à la fois l’amour de Dieu, sa sainte miséricorde, et la sublime réalité de la communion avec nos frères du Ciel. Ainsi, il se laissera docilement conduire vers la seule et unique Révélation, l’Évangile, et vers un amour toujours plus profond de notre Mère l’Église, une, sainte, catholique et apostolique, lumière des nations pour « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52).

Abbé Marc-Antoine Fontelle

Oblat du Barroux
Docteur en théologie
Docteur en droit canonique
Docteur en droit civil

 

* Les Conciles Œcuméniques, Tome II-2 : Les Décrets – De Trente à Vatican II, sous la direction de G. Alberigo, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, chap. VII, § 48-49, Éditions du Cerf, 1994, p. 1803 et p. 1807